Cette conférence pré-événement de l’édition 2017 du Grand Prix des Amérqiues réunissait Maverick Viñales (SPA-Yamaha), Valentino Rossi (ITA-Yamaha), Cal Crutchlow (GBR-Honda), Marc Marquez (SPA-Honda), Alvaro Bautista (SPA-Ducati) et Johann Zarco (FRA-Yamaha).

Comme à notre habitude, nous vous proposons une traduction intégrale “brute” des propos de Johann Zarco, sans aucune mise en forme ou déformation journalistique.


Quel début de carrière en MotoGP !

« Je suis heureux, oui. C’est un bon début pour la confiance. Mener pendant les six premiers tours au Qatar a été bon. J’ai été déçu mais au final nous nous sommes dits « comment veux-tu démarrer la saison ? L’objectif n’est pas encore de se battre pour le championnat », dont j’ai finalement pu apprécier et apprendre des choses. Et comme je l’ai dit, c’était bon pour la confiance.
Puis, en Argentine, c’était différent car c’était le premier week-end avec un déroulement normal. Nous avons du bien le gérer et ce n’est pas si facile à gérer que de préparer la qualification et, en même temps, préparer la course. J’ai donc appris de cela et la confiance acquise au Qatar m’a aidé à me battre en course, dimanche en Argentine. En début de course, j’ai pu bien me battre, et comme Álvaro (Bautista) l’a dit, il avait un bon rythme et a pu se battre pendant la première moitié. Pour moi, la première moitié a été très bonne mais il a été plus difficile de garder le même rythme que lui pendant la seconde moitié. Mais, au moins, j’ai pu sauver la cinquième place qui a été très bonne pour le team est également pour la confiance.
Donc voyons maintenant ce que je peux faire au Texas. Je veux garder un objectif élevé, ce qui implique de monter sur la moto et d’attaquer au maximum, puis de voir où je suis. J’espère que je serai toujours dans les premières places car je pense que si je continue à attaquer de cette façon, alors nous pouvons régler correctement la moto, tout comme mon mental pour la vitesse, et être prêt pour la course.
J’ai beaucoup analysé les vidéos ici, car j’y ai toujours couru en Moto2. Maintenant, la MotoGP est différente mais je pense que je peux m’amuser car c’est simplement un amour de moto à piloter. »

Après votre début de saison, la presse s’intéresse beaucoup à vous. Comment prenez-vous cela ?

« Après le Qatar, j’ai pu voir que je devenais presque célèbre. Les gens parlent plus de moi après avoir mené six tours en MotoGP qu’après deux titres mondiaux en Moto2 (rires). C’est toujours bon et nous devons le prendre de façon positive. Mais je leur dis ” merci de le voir et de penser que je suis également un bon pilote, mais n’oubliez pas les petites catégories “.
Ce sont des catégories très importantes et la plupart des gens qui savent que ces catégories sont importantes, ce sont nous, les pilotes. Nous venons de là et nous regardons les gars dans les petites catégories car nous savons ce qu’ils font et ce qu’ils peuvent devenir. Le monde ne le sait pas assez donc j’essaie maintenant de me servir du statut de la MotoGP, de ma position en MotoGP, pour faire que les gens regardent un peu les petites catégories car nous ne pouvons pas les oublier. C’est bien d’être à ce niveau et c’est fantastique pour nous, mais nous devons penser que nous avons besoin de gens dans la moto, et regardez autour est très important. »

Quelle différence voyez-vous dans la plus haute catégorie au niveau médiatique ?

« Il y a plus de travail à faire mais pour le moment, c’est juste du fun et je l’apprécie. Je ne suis pas encore sur le podium, ni ne gagne, donc je pense que ça vient peu à peu. Il y a plus de travail en dehors de la moto mais c’est encore sous contrôle. »

Si vous pouviez refaire en MotoGP une de vos courses en 125 ou Moto2, laquelle choisiriez-vous ?

« Je pense que je choisirais une course où j’ai gagné, mais laquelle, c’est difficile à dire. Oui, une victoire en Moto2, le genre de course où vous vous sentez fort et où vous partez dès le début avant de mener jusqu’à la fin. J’aimerais atteindre ce point en MotoGP. Mais également atteindre le point où vous ne vous sentez pas au mieux, mais vous êtes capable de gagner après être resté avec les autres et avoir analysé puis, si vous vous sentez bien, partir et gagner. J’ai fait cette sorte de course en Autriche l’année dernière et j’ai obtenu la victoire. En 2015, j’ai fait quelques courses où je me sentais très bien et ai plus partir dès le début, comme ma première victoire en Argentine. 2015 a été excellent.
Oui, je choisirais une victoire, car au final, c’est l’objectif »

Crédit photo: MotoGP.com

poncharal

 

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