Second du championnat, mais à 106 points de Brad Binder, Enea Bastianini sait qu’il ne faut jamais dire “jamais” et se bat comme s’il était à égalité de points avec le pilote sud-africain…

Troisième en FP1, onzième en FP2 et sixième ce matin, celui que l’on surnomme “Bestia” sait parfaitement que l’issue de l’emballage final de la qualification est toujours très aléatoire, tellement le nombre de tentatives est limité, et les aspirations difficiles à saisir quand chacun attend chacun.

Aussi n’a-t-il pas hésité, pendant le second run, lorsque Bo Bendsneyder est apparu dans sa bulle, seul en piste devant lui en début de ligne droite, telle une proie devant un prédateur…

Résultat, un chrono de 1’58.293 qui ne sera jamais égalé pendant la fin de qualification.

Cela ne signifie pas que le pilote de Rimini, second chez lui à Misano, va remporter cette course en Aragon et le championnat, bien évidemment, mais cela lui assure déjà au moins la 7e pole position de sa jeune carrière.

Enea Bastianini: “Je suis vraiment satisfait! Après hier et la performance de ce matin, nous avons espéré prendre la pole position, mais nous savions que ce serait difficile. Cette après-midi, cependant, le feeling avec la moto a immédiatement été bon et, en conséquence, j’ai pu faire de très bons chronos, lors desquels j’ai aussi pu profiter du sillage d’un autre pilote devant moi dans la ligne droite. Lors des tentatives finales, je pouvais aussi essayer de m’améliorer encore plus, puisque, comme je l’ai dit, le feeling était très bon, mais lors de mes derniers tours, en essayant de dépasser un autre pilote, j’ai dû prendre une trajectoire plus large et j’ai perdu l’adhérence à l’arrière à la sortie du virage. Aujourd’hui, tout s’est bien déroulé, mais pour la course nous devons toujours comprendre, demain matin lors du warm up, si nous avons aussi un bon rythme et pas seulement le tour le plus rapide. Nous avons réussi à obtenir une bonne adhérence et une bonne stabilité, donc si nous continuons à travailler dans la bonne direction, je pense que nous nous amuserons demain!”.

Tous les articles sur : Enea Bastianini