C’est un Grand Prix d’Aragon aux airs de cauchemar qu’a vécu ce dimanche un Andrea Dovizioso bien loin d’imaginer pouvoir être le neuvième vainqueur de la saison. Pire, il finit au-delà de top 10, derrière deux Aprilia ce qui, comme pilote Ducati, est toujours difficile à avaler. Et pourtant, tout n’avait pas si mal commencé. Puis il y a eu les pneus…

Revoilà les gommes Michelin sur la sellette. Et ce d’autant plus que les déçus ne se comptent pas seulement dans les rangs de Ducati. Nous en parlerons par ailleurs, mais chez Dani Pedrosa, la tristesse est aussi de mise, lui qui avait si bien profité d’un pneu avant tendre pour prendre la victoire à Misano. Pourtant, les choix étaient différents sur la Desmosedici et sur la Honda. Du medium partout chez les rouges et un medium avant et un dur arrière pour la Honda.

Mais les Grands Prix se suivent et ne se ressemblent pas. Cette fois, le pneu avant a causé des soucis : « cette onzième place est frustrante, surtout après le bon travail accompli le samedi. Après quatre tours, j’ai eu le sentiment que le pneu avant ne fonctionnait pas comme il faut. Je ne pouvais pas prendre les freins en étant incliné. Je ne pouvais pas garder la vitesse. C’est un désastre, je ne pouvais pas attaquer ».

Le début de course de Dovi a été encourageant avant la descente aux enfers. Un malheur partagé par tout le clan Ducati car Dovizioso est malgré tout le moins mal classé en Desmosedici. Pirro est douzième, Barberá treizième, Laverty quatorzième, Hernandez seizième, Petrucci dix-septième après un « ride through » suite à un incident avec son équipier Redding qui finit dix-neuvième derrière Loris Baz. Un tir groupé… En bas de la hiérarchie !

Du coup, il faut aussi travailler sur la moto. Et l’Italien en convient : « nous ne blâmons personne. Tant que tout n’a pas été analysé, on ne sait pas d’où est venu le problème. Ducati et Michelin travaillent ensembles pour des solutions à définir. On ne sait pas si c’est venu de la moto ou de Michelin. Après mon souci avec le pneu avant, mon pneu arrière a eu des vibrations. J’avais donc deux problèmes à la fin. Mais le plus grand venait de l’avant. Nous sommes frustrés. Mais Ducati et Michelin travaillent de concert ». On a bien compris le message Dovi.

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