La pluie était bien prévue pour ce samedi à Assen, mais elle s’est abattue sur le tracé durant la nuit. Ainsi, il y avait de nombreuses raisons de croire que celle-ci n’allait pas perturber les hostilités en piste. Et pourtant…

Le pneu avant, une menace ?

Ce n’est pas nouveau; depuis les premiers tests en Michelin, les pilotes MotoGP plébiscitent l’arrière et parfois beaucoup moins l’avant, source de nombreuses chutes durant les essais hivernaux, aussi bien sur le sec que sur le mouillé.

La température avoisinait les 18°C dans l’air ce matin avant les FP3. Ce paramètre a joué un rôle important dans le choix des pneus et des réglages des différentes machines, avec un bon nombre de chutes à la clé.
“Les conditions durant les essais libres étaient vraiment très difficiles,” confie Valentino Rossi, second sur la grille. “Vous faisiez beaucoup d’erreurs même en étant très lent. Dans ces moments, si vous attaquez un tout petit peu plus, vous avez clairement la sensation que vous allez chuter.” (en savoir plus)
Andrea Dovizioso, l’homme de la pole est du même avis, “Beaucoup de pilotes ont facilement chuté en bloquant l’avant, ce qui veut dire que l’adhérence du pneu avant n’est pas très bonne.” (en savoir plus)

Marc Marquez, 4e sur la grille demain, fait partie de la liste de ceux qui sont partis à la faute, “J’ai commis une erreur et je suis tombé dès mon second tour,” raconte l’équipier de Dani Pedrosa. “Il fallait que je retourne aussi vite que possible à mon box. Les commissaires étaient trop loin et j’ai vu un scooter avec les clés dessus. Il n’y avait personne autour. Je l’ai pris et j’ai alors vu qu’il appartenait à un photographe (Tino Martino). Il m’a laissé faire. Mais je dois avouer que s’il n’avait pas voulu, je serais parti avec quand même !” (en savoir plus)

Jorge Lorenzo a dû changer les réglages sa machine pour apporter de la stabilité à lavant, “Je n’étais pas à l’aise avec le pneu avant. Il donnait l’impression de vouloir fermer l’avant de la moto dans les virages. Alors, on a changé les réglages pour mettre plus de poids sur l’avant.” Lorenzo échoue en 11e position au classement de la Q2. Dimanche, il n’utilisera que le châssis standard après avoir testé le nouveau ce matin. (en savoir plus)

Quant à savoir si des conditions mixtes permettront l’usage du pneu intermédiaire, rien n’est décidé, “Il est toujours difficile de prendre la bonne décision,” explique Dovizioso. “Il y a toujours la possibilité et, pour moi, à mon avis, une petite chance d’utiliser les intermédiaires. Cela peut peut-être arriver ici, à Assen, car si les températures sont basses, cela pourrait être intéressant, car la température des intermédiaires pourrait monter très rapidement, donc vous pouvez monter les intermédiaires avant les slicks.”

2017, encore et toujours…

Alors que l’échiquier des équipes officielles touche à sa fin, c’est désormais aux équipes indépendantes de travailler pour la saison 2017. Aujourd’hui, c’est du côté de l’équipe Aspar que les rumeurs ont commencé à prendre forme.

Eugene Laverty cherche activement pour tenter de rester dans le paddock MotoGP, “Si je dispose d’une moto compétitive, je suis prêt à rester en MotoGP,” explique Laverty à nos confrères de Crash.net. Mais sinon, “Il y a une possibilité avec l’équipe Ducati WorldSBK, il y a de nombreuses bonnes motos avec la Yamaha, la nouvelle Honda… Beaucoup de changement sont à prévoir.”

Mais alors qui récupérerait ce guidon dans l’équipe Aspar ? Un seul nom circule aujourd’hui : Bautista. L’Espagnol sait qu’il ne sera plus dans l’équipe Aprilia la saison prochaine. Il n’est pas encore certain que la deuxième Ducati de l’équipe Aspar puisse être conservée par Hernandez.

Pendant que les tractations continuent, la Commission Grand Prix s’est réunie pour décider l’interdiction des ailerons à compter de 2017. Pour mémoire, les ailerons sont apparus pour combler le manque de performance du logiciel unique sur les phases d’accélération. Relativement rapide à développer et à intégrer, un aileron permet aujourd’hui un appui de l’ordre de 10 kg.

L’interdiction des ailerons à compter de 2017 peut avoir plusieurs raisons : sécurité et coûts. Un aileron est une pièce externe qui peut se révéler dangereuse sur un contact ou pour les pilotes à l’aspiration. Pedrosa et Crutchlow avaient d’ailleurs pointé du doigt les turbulences provoquées par les ailerons en ligne droite.

Au sujet du coût, un aileron n’est pas difficile à mettre en place. Les interdire ne peut qu’augmenter les dépenses d’un constructeur. Dès 2017, ce sera avec les carénages que les constructeurs devront jouer. Le prix du développement d’un carénage sera bien plus élevé que d’un aileron…

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