Ils ont été équipiers au sein du team LCR l’an dernier, une saison qui marquait les débuts d’un Jack Miller en MotoGP, après trois campagnes en Moto3 et six apparitions en 125cc en 2011. L’occasion de se découvrir et Cal Crutchlow, qui n’est pas la personnalité la moins effacée du paddock, a effectivement appris à connaître ce jeune Australien de 20 ans. Qui lui a aussi fait quelques misères sur la piste avec un accrochage. Un clapotis dans un océan de bonheur, visiblement.

Car lorsque le même Miller a franchi en vainqueur la course d’un Grand Prix des Pays-Bas disputée par des conditions dantesques, le Britannique était là pour l’accueillir et le féliciter : « A part moi, c’est bien lui que je voulais voir gagner » a lâché l’ancien Champion du Monde de Supersport. « Jack le mérite. Je suis là depuis six ans et je n’ai toujours pas gagné et lui, il l’a fait dès sa seconde année ! La veille au soir, on a dîné ensemble et il m’a dit qu’il se mettrait par terre lors du Grand Prix. Mais il est resté sur sa moto et il a gagné ! Il est talentueux, on l’a vu aujourd’hui, et il a battu Márquez avec une moins bonne machine ce qui n’arrive pas tous les jours. Qu’importe les conditions et les circonstances : il l’a battu et puis c’est tout ».

« Il peut encore apprendre beaucoup pour être plus professionnel, mais il est seulement jeune. Et c’est différent de sauter de la Moto3 vers le MotoGP plutôt que de passer par le parcours Moto3, Moto2 et MotoGP. Il sera un des prochains talents du MotoGP. On a la possibilité de le retrouver dans notre équipe en 2018 et je pense qu’alors, ensemble, avec Honda, on formerait un team solide ». On notera que l’Anglais ne perd pas le nord… Puis il revient au présent : « je pense qu’il va vraiment fêter ça et je ne suis pas certain qu’il sera remis d’ici le Sachsenring ! »

Sur ce Miller ajoute aux bons mots de son ancien équipier : « j’ai travaillé comme un dingue sur ma condition physique et Cal m’a aidé sur ce plan. On sait que c’est un cycliste de haut niveau et il m’a amené avec lui sur sa P… d’Île de Man où on a fait des kilomètres de vélo dans les montagnes ». Un souvenir aussi gravé dans la mémoire de Cal : « Oui, on a même dû le virer de chez nous car il avait tout dévoré dans la maison »…

 

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