S’il en est un, en Moto3, qui espérait sans aucun doute tirer un autre bilan de ses trois premières courses de la saison, c’est bien Fabio Quartararo. Ayant quitté la cause Honda pour épouser celle de KTM, suivant en cela sa nouvelle équipe championne du monde Leopard, le Français pensait avoir fait le bon choix. Mais force est de constater que les résultats tardent à arriver.

C’est même comme une série noire. Car les augures s’en mêlent. Flirter avec le chiffre treize n’est jamais recherché par les pilotes, or c’est exactement ce rang que le tricolore a décroché lors des trois occasions où il a franchi la ligne d’arrivée cette année. Il y a un an, il arrivait dans la discipline auréolé du statut de nouveau prodige qui allait tout casser. Qualifié deux fois sixième et une fois quinzième, il récoltait avec le team Estrella Galicia une septième, puis une seconde et enfin une sixième place en course avant d’aborder un rendez-vous de Jerez marqué par une pole-position et un quatrième rang.

Pour sa seconde campagne à ce niveau, c’est en tant que favori au sein du team dominant il y a un an qu’il était évalué. Oui mais voilà, la structure Leopard a du mal à sortir ses griffes et même si Fabio a retrouvé un chef-mécanicien partiellement complice de son ascension fulgurante en Espagne, la mayonnaise a du mal à prendre. Un troisième puis deux neuvièmes plots sur la grille de départ pour trois treizièmes rangs sous le drapeau à damiers. Pendant ce temps, les Bulega, Canet et ses équipiers Locatelli et Mir veulent brûler les étapes et un Pawi réalise son exploit. Last but not least, son ancien équipier Navarro est en haut des classements.

Du coup, le rendez-vous de Jerez s’annonce sous pression pour Quartararo qui doit sortir de cette mauvaise spirale. Mauvaises sensations au Qatar, rendez-vous raté en Argentine et fiabilité mécanique aléatoire à Austin, il va falloir vaincre le signe indien, en plus de Navarro et consorts. En attendant, le Français sert les dents : « cette course à Austin a été bonne avant les soucis de la fin. On avait fait du bon travail, on avait un bon rythme et j’espérais rattraper Navarro. Puis j’ai senti que quelque chose n’allait pas avec la boite. J’aurais voulu le podium, mais ça ira mieux la prochaine course. Je suis quand même content car on a bien progressé sur la moto et je suis impatient d’aller à Jerez ».

Après trois Grands Prix disputés, Fabio est actuellement dix-huitième au championnat avec neuf points, soit déjà 43 de retard sur le leader et officiel KTM Brad Binder.
Souhaitons que le retour en Europe concrétise enfin le travail et le talent du pilote français!

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