2017 pointe à l’horizon et c’est l’occasion ou jamais de lâcher un peu le pouls du monde des Grands Prix pour avoir une pensée émue pour le motard qui roule au quotidien. Nous lui souhaitons le meilleur et il a tous nos vœux, d’autant plus que nous sommes, également, de la partie. De bons sentiments qui mettront un peu de baume au cœur car nos dirigeants ont pris leurs résolutions pour janvier, ce qui est aussi d’actualité. Et ils entendent bien soigneusement nous observer sur les jolies routes de France…

2017, pour le motard ou le scootériste, ce sera sans doute moins facile qu’en 2016. Les plaques d’immatriculation devront être aux normes, les gants devront être homologués, le débat sur le contrôle technique dans le cas de la vente d’une moto va être relancé et la vidéo-verbalisation va s’accentuer.

Attardons-nous un peu sur ce dernier phénomène…

La procédure de vidéo-verbalisation des infractions routières existe depuis 2008. Elle permet à un agent assermenté de constater sur un écran de contrôle une infraction au code de la route filmée par une caméra de vidéo-protection implantée sur la voie publique.

L’image du véhicule en cause est capturée pour identifier sa marque et lire les numéros de sa plaque d’immatriculation. L’agent verbalisateur édite alors, par voie électronique, le procès-verbal. Ce procès-verbal est ensuite transféré automatiquement au Centre national de traitement de Rennes (CNT) qui édite et adresse un avis de contravention au domicile du titulaire de la carte grise.

Jusqu’à présent quatre catégories d’infractions routières étaient constatables sans interception du conducteur en bord de route :

–        le non-respect des signalisations imposant l’arrêt des véhicules (feu rouge, stop…),

–        le non-respect des vitesses maximales autorisées,

–        le non-respect des distances de sécurité entre les véhicules,

–        l’usage de voies et chaussées réservées à certaines catégories de véhicules comme les bus ou les taxis.

Le décret du 28 décembre 2016 pris en application des articles 34 et 35 de la loi du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIème siècle, modifie le code de la route pour accroître les possibilités de contrôle sans interception.

À partir du 31 décembre 2016, sept catégories d’infractions supplémentaires pourront être constatées :

–        le défaut du port de la ceinture de sécurité (ouf, pas pour nous!),

–        l’usage du téléphone portable tenu en main (pas pour nous non-plus, quoi que, parfois, en scooter…),

–        la circulation, l’arrêt, et le stationnement sur les bandes d’arrêt d’urgence,

–        le chevauchement et le franchissement des lignes continues (aïe!),

–        le non-respect des règles de dépassement (?),

–        le non-respect des « sas-vélos »,

–        le défaut de port du casque à deux-roues motorisé (bien !).

L’objectif de ces mesures est, nous dit-on, de lutter efficacement contre des causes majeures d’insécurité routière, notamment en agglomération, et d’influencer durablement le comportement des usagers de la route en les incitant au respect strict des règles du code de la route, partout et tout le temps.

À moyen terme, ces nouvelles infractions seront ajoutées progressivement aux capacités des futurs radars ou des radars en cours de déploiement. Quant à la suite, elle est déjà programmée : le 31 décembre 2018, le délit de défaut d’assurance sera aussi au programme de la vidéo-verbalisation.

Bonne année quand même… 2017, pas 1984… mais un motard prévenu en vaut deux !

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