Valentino Rossi espérait tout autre chose qu’une simple sixième position sur la grille de départ de cette édition du Grand Prix de la République Tchèque. Un bon travail de fond donnant un rythme prometteur en course demandait une bonne base d’envol. Mais une qualification ne se joue souvent que sur un tour. Un coup de dé que le Doctor a raté avec, qui plus est, un Márquez jouant les chiens dans un jeu de quille.

L’exercice commencé avec un pneu avant dur, celui qui a enlevé son premier succès en Grand Prix il y a vingt ans sur ce même tracé de Brno venait de passer un tendre pour donner le dernier assaut, comme à Jerez. L’espoir d’au moins une première ligne était donc présent. Seulement voilà, il est d’abord tombé sur un Pol Espargaró avant de voir arriver la furie Márquez.

Au bilan, deux tours ratés et une troisième ligne : « c’est comme si j’avais été pris dans un bouchon sur le périphérique » regrette l’officiel Yamaha. « D’abord j’avais Pol devant moi que j’avais décidé d’utiliser dans la ligne droite pour le lancement de mon tour rapide. Mais Márquez est arrivé. Il jouait sa pole-position, c’est comme ça, il n’y a pas à revenir dessus. Je n’ai pas pu exprimer mon potentiel. Parce que je suis satisfait de ma vitesse ici. Mais partir de la seconde ligne avec Barberá et Aleix Espargaró devant, ça va rendre les choses plus difficiles ».

Or, demain, dimanche, avec le changement des conditions promis, les choses étaient annoncées suffisamment compliquées comme ça : « il y a beaucoup d’incertitudes pour demain. La pluie ou non ? Et si la pluie ne tombe pas, les températures seront bien plus basses. Ce qui veut dire une relation plus compliquée avec le pneu avant. Entre les durs et les plus tendres, le choix est ouvert. Tous ont leurs avantages et leurs inconvénients ». Et si la pluie s’invite ? « Jusqu’à présent, nous n’avons jamais été bons dans les courses où il fallait changer de moto ». Voilà qui est dit.

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