Le Grand Prix de la République Tchèque s’est déroulé sur une piste humide et son verdict a été scellé par l’audace d’un choix pneumatique assumé par un outsider vainqueur. Un scénario qui a rappelé l’échéance d’Assen qui avait consacré Jack Miller. Ce dernier aurait pu doubler la mise à Brno. Mais il dû rester dans le box. De quoi avoir des regrets. Surtout en faisant le bilan de la prestation de son équipier.

Un binôme appelé Tito Rabat, qui, lui a connu la même progression et pratiquement le même classement final qu’aux Pays-Bas. Un copié-collé dont aurait été aussi capable l’Australien. L’Espagnol est parti vingtième pour finir dixième à Brno. A Assen, le départ s’était fait de la dix-neuvième place pour atteindre la onzième. Alors, si Jack Miller avait été au départ…

Mais avec des si, il est bien connu que l’on referait le monde. Rabat, lui, a bien mené sa barque en prenant les bottes de sept lieues dur avant et dur arrière. « Le début de la course a été difficile car je ne pouvais pas rester dans le groupe qui me précédait. Les conditions étaient délicates » a commenté Tito plus tard. « Je me suis donc appliqué à en prendre la mesure. La piste séchant peu à peu, notre choix de pneus était le plus judicieux. Quand je me suis emparé de la dixième place à deux tours de l’arrivée j’ai fait en sorte de finir la course et de ramener les points ».

On rappellera que Jack Miller avait eu le quitus des médecins pour participer au meeting malgré une lourde chute au Red Bull Ring la semaine précédente. Un accident qui l’avait touché aux vertèbres et qui l’avait interdit de disputer le Grand Prix d’Autriche. Mais chez Honda, on lui a dit de rester tranquille. Quant à Rabat, cette bonne dixième place n’égale pas son meilleur résultat de la saison qui est une neuvième position en Argentine. Egalement après une course marquée par la pluie. Il est dix-neuvième au championnat avec 26 points.

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