Les courbes de ce Grand Prix de Catalogne sont assez parlantes. 

Elles révèlent tout de suite le meilleur temps en course réalisé au troisième tour par Jonas Folger, ce qui n’est pas anodin quand on sait que le pilote allemand s’est fait sérieusement sermonner par toute son équipe au soir des essais… Apparemment, la leçon a porté ses fruits !

Ensuite, la première moitié de course montre une assez grande régularité des pilotes, à l’exception notable de Jorge Lorenzo qui se montre totalement inconstant à partir du sixième tour, et ce pendant six ou sept tours, avant de retrouver un rythme de course normale.

Le 17e passage marque les effets de la gestion des pneus par chaque pilote : Andrea Dovizioso, qui attendait sans forcer derrière Dani Pedrosa, s’empare du commandement au moment où les pneus de celui-ci, ainsi que ceux de Johann Zarco et Jonas Folger, commencent à sérieusement s’effondrer.

Marc Márquez est le seul en mesure de pouvoir tenter de lui donner la réplique, et se révèle même plus rapide que le pilote italien au 19e tour avant que celui-ci ne remette les choses au point lors des passages suivants.

En fin de course, Jorge Lorenzo se révèle être le troisième homme le plus rapide du moment, mais ses précédentes inconstances l’ont définitivement éloigné du podium.

Les écarts sont grands entre les chronos du début de course et ceux de la fin, ce qui montre que les pneus ont été mis à rude épreuve, même si les Ducati s’en sortent mieux que les autres dans ce domaine. Plus qu’une question de partie-cycle, les personnes concernées attribuent cet avantage à une meilleure exploitation de l’électronique unique…

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