Enea Bastianini est né le 30 décembre 1997 à Rimini, à quelques kilomètres de Tavullia.

Pour autant, son chemin a jamais vraiment croisé celui de Valentino Rossi qui, pourtant, abrite sous ses ailes de la VR46 Riders Academy la plupart des jeunes talents italiens.

L’intéressé donne sa propre explication dans GPone

Enea Bastianini : « Je suis arrivé dans le championnat du monde sans faire partie de l’Académy, et par conséquent, je n’ ai pas vraiment ressenti le besoin d’y entrer. D’ailleurs, on ne me l’a jamais offert, bien que ce ne soit pas le problème. Mon attitude de pilote cependant, a toujours été de grandir seul, et une fois arrivé dans le mondial, j’ai essayé de suivre cette voie. Je ne nie cependant pas que l’aide de Vale me serait utile, parce que nous parlons toujours d’un neuf fois champion du monde qui peut donner des conseils. » Un appel inentendu ?

Pourtant, dès 2014, Valentino Rossi ne pouvait cacher qu’il le considérait comme le futur des pilotes italiens : « c’est la belle surprise de cette année et la révélation parmi les pilotes Italiens. Il a toujours été rapide et l’an dernier il a fait la Rookies Cup mais, sincèrement, personne ne l’attendait à un tel niveau de compétitivité pour sa première saison. Il sera un des futurs hommes forts car il est encore très jeune. »

Mais malgré des résultats très prometteurs (9e en 2014 pour sa première année, 3e en 2015, 2e en 2016), le jeune transalpin avait sans doute un sérieux défaut aux yeux du Docteur : il avait été découvert par, et était sous contrat avec, Fausto Gresini.

Du coup, malgré son indéniable talent, Enea Bastianini a dû poursuivre sa propre voie qui passe cette année par le team Estrella Galicia 0,0. Et l’alchimie prend difficilement: neuvième au championnat avec seulement 59 points quand Joan Mir en possède 165.

Enea Bastianini : « Le début n’a pas été facile, étant donné que je me suis trouvé à l’intérieur d’un nouveau système dans lequel je suis en train de m’insérer tout doucement. L’adaptation à ce dernier ne m’a pas aidé à concrétiser comme je l’espérais, mais je suis en train d’apprendre du team, comme eux sont en train de connaître progressivement mon caractère. J’ai avant tout dû apprendre à connaître le caractère de mon équipe, car c’est la plus espagnole et la plus différente des équipes dans lesquelles j’ai couru. Par la suite, j’ai commencé à assimiler leur méthode, qui est plus technique et professionnelle par rapport à la moyenne; ils travaillent beaucoup et prendre le rythme n’a pas été simple. Il y a eu des hauts et des bas, et il a toujours manqué quelque chose pour être vraiment devant. Le bilan ne peut pas être positif, même si nous sommes conscients que nous ne sommes pas loin de la tête. »

Enea Bastianini sera-t-il prêt à rebondir en deuxième partie de saison ?

« Je pense que oui, mais jusqu’à obtenir les résultats, c’est difficile de le dire à coup sûr. Cette année, il a également été difficile de régler la moto, car vu de l’extérieur, la version 2017 est similaire à la 2016, mais en réalité elle est complètement différente. Cette année, nous devons principalement nous concentrer sur l’arrière, alors que jusqu’à l’année dernière, l’accent était notamment mis sur l’avant. J’espère être plus en avant (lors de la seconde partie de saison), même si ce n’est pas du tout facile. Si je peux réussir à monter sur le podium plus d’une fois, je serai heureux. »

A l’heure actuelle, l’avenir de celui que l’on surnomme “Bestia” n’est pas encore assuré, même s’il devrait se dérouler encore une année de plus en Moto3. Chez VR46 ?

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