Après une saison difficile sans que ce soit de sa faute, car il s’est fait percuter, Loris est revenu progressivement vers le sommet du classement avec une belle quatrième place en Tchéquie, puis plus récemment la cinquième position à Sepang après une lutte grandiose face à son coéquipier Hector Barbera. A quelques jours du dernier GP, faisons le point avec Baz, pour qui Valence est chargé en signification.

4e à Misano l’an dernier, 4e cette année à Brno, puis récemment 5e lors du dernier GP à Sepang, comment compares-tu ces trois places dans le top 5 ?

« Ces trois résultats sont similaires et ont en commun d’avoir été obtenus dans des conditions assez difficiles. Cela prouve que faire des résultats dans ces conditions ne dépend pas que de la chance. Ça demande du travail, de la concentration (beaucoup plus que sur piste sèche) et fait énormément appel aux qualités du pilote. Le mouillé gomme les imperfections qu’une machine peut avoir, comparée à une autre. Curieusement, les résultats sont beaucoup moins mis en valeur dans le sport moto que dans le sport automobile. En F1 par exemple, un pilote qui réalise une belle performance sur le mouillé a ses résultats mis en valeur, mais en moto un peu moins. Je trouve pourtant que performer régulièrement dans ces conditions, c’est tout sauf de la chance.

Comment te sens-tu physiquement actuellement ?

« Ça va, mais ça reste assez compliqué. Ce n’est pas la grande forme malgré tout. Ça a été compliqué pour m’entraîner après ma deuxième blessure, pour essayer de revenir au mieux de ma forme, mais ce n’est pas facile en milieu de saison. Je suis bien mais pas parfait, loin de là. Le pied, selon les jours et le temps, me gêne, mais c’est surtout la fatigue accumulée avec ces blessures qui me handicape. Mais c’est comme ça, et je fais au mieux en fonction de l’état dans lequel je suis.

14876614_1114811355254281_5735757848312208683_o

Tu as participé en Malaisie pour la 3e fois à la Q2 (deuxième séance qualificative pour les 12 meilleurs) cette année avec Austin et Jerez, avec comme résultat la 10e place sur la grille en Malaisie. Comment as-tu autant progressé par rapport à ta meilleure position de 15e en qualif l’an dernier ?

« J’espérais beaucoup mieux cette année. On était bien parti, c’était l’objectif. Le règlement pouvait le laisser envisager en resserrant les performances des motos. Avec ces blessures, nous n’avons pas réussi à concrétiser nos objectifs. On aurait dû en réaliser plus, car on avait bien commencé la saison avec deux présences en Q2 à l’occasion des quatre premières courses. Ce n’est que partie remise.

Renouveler ton contrat avec Avintia alors que tu étais blessé a-t-il été pour toi un grand soutien moral, un confort ?

« Bien sûr, car c’était la preuve de la confiance de ce team. C’était un moment important car on n’avait pas encore obtenu de résultat cette année au moment de la signature. Ça a été un soulagement pour moi de conserver leur confiance et de voir qu’ils continuaient malgré tout à croire en moi, qu’ils ne donnaient une deuxième chance. Ça m’a permis de me réentraîner, de me remettre dedans plus calmement.

14595735_1115005398568210_6967711713491327546_n

Comment se présente le dernier GP à Valence, et qu’en attends-tu ?

« C’est le Grand Prix à la maison de l’équipe. C’est toujours quelque chose de spécial pour eux. On n’est pas dans une période où on peut s’attendre à de gros résultats, mais plutôt en reconstruction, pour retrouver la confiance perdue. J’ai passé plus de la moitié moins de temps que les autres sur la moto donc quand c’est comme ça il est difficile de garder le rythme, surtout une telle année où il fallait assimiler ces nouveaux pneus qui changeaient toutes les semaines. J’ai été trop blessé, j’ai perdu confiance, perdu le rythme, donc ça a été compliqué. Pour le dernier Grand Prix je vais essayer de m’amuser, de retrouver le rythme, de profiter de cette dernière course, d’essayer d’accrocher le meilleur résultat possible, mais il n’y a pas d’objectif comme il y en avait en début de saison. Pour aller vite, le plus important est de s’amuser.

Qu’as-tu prévu pour les tests de mardi et mercredi (sur le plan sportif, en dehors des grillades le soir dans ta maison familiale près du circuit) ?

« Déjà ça va faire du bien car ça va marquer la fin de 2016 qui a été une année plutôt horrible pour moi. On va pouvoir bien repartir pour 2017. Je vais découvrir cette nouvelle moto, voir les différences. Je vais avoir un nouveau chef mécano, donc je vais commencer à travailler avec lui, essayer de trouver le meilleur feeling et retrouver le rythme et le plaisir que j’ai un peu perdu au cours de cette année. Ce sera plus facile lors des essais, et penser à 2017 me fera du bien. »

14907065_1115075305227886_9099664547342243619_n

Tous les articles sur : Loris Baz