Quand on aborde un weekend de Grand Prix, il y a de nombreux éléments qu’il est utile d’avoir en mémoire, parmi lesquels les anciens records, les courses de l’année précédente ou les caractéristiques physiques du circuit.

Pour en savoir un peu plus sur ce dernier point, et aller un peu plus loin que le nombre de virages ou la longueur de la ligne droite, nous avons souhaité interroger des professionnels pour essayer de connaître les éléments importants qu’une expérience de plusieurs décennies leurs permet d’avoir directement à l’esprit en arrivant sur un circuit.

Guy Coulon, le sorcier du team Tech3, a bien voulu répondre à nos questions pour les premiers circuits de la saison.

Guy Coulon: “déjà, évidemment, on va rouler de nuit et il ne va pas faire bien chaud. Très souvent, après 22 heures, l’humidité arrive et le grip baisse. Même si les pilotes le savent parfaitement, il faut bien leur répéter car ils sont dans le feu de l’action…

Généralement, sur les autres pistes, plus on roule et plus le grip s’améliore. Au Qatar, c’est un peu l’inverse,  parce qu’on commence à rouler à une certaine heure dans de bonnes conditions, puis qui risquent d’être moins bonnes en fin de journée.

A Losail, il peut aussi être nécessaire de rouler une ou deux journées avant d’avoir un bon grip, à cause du sable, mais on n’a pas été trop embêté avec ça lors de ces deux dernières années.

Après, il y a le grand virage à gauche qui n’en finit plus, constitué des #10 et 11. Il faut y être vigilant sur le niveau de patinage et faire attention à ce que les pilotes n’y entraînent pas trop longtemps le patinage. Ça dégrade les pneus assez rapidement, alors il faut juste ne pas exagérer.”

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