La conférence post-qualifications de ce Grand prix du Japon réunissait Valentino Rossi, Marc Marquez, Jorge Lorenzo, Johann Zarco et Hiroki Ono.

Comme à notre habitude, nous vous proposons donc une traduction intégrale “brute” des propos de Valentino Rossi, sans aucune mise en forme ou déformation journalistique.


Valentino, pas une bonne journée hier, mais aujourd’hui la pole position en 1’43…

“Oui, vous savez, faire la pole position procure toujours une sentiment spécial. Cette fois, encore plus, car nous avons peiné durant tous les essais. Hier, nous avions un peu des problèmes, mais ce matin en particulier, nous nous attendions à améliorer, mais ce ne fut pas assez et j’étais assez loin. Mais nous avons bien travaillé avec l’équipe et nous avons beaucoup amélioré l’équilibre de la moto pour la FP4. En fait, lors des dernières séances d’essais libres, j’étais déjà plus rapide et compétitif, et j’étais donc davantage positif pour les qualifications.
Donc j’ai pensé que je pouvais me battre pour la première ligne, également parce que j’ai toujours eu de bonnes qualifications à Motegi durant les dernières années.
Mais au final, la pole position est quelque chose de spécial; c’est important pour la course de demain, mais plus particulièrement c’est un bon feeling.”

En rythme de course, vous avez eu des problèmes hier mais vous vous êtes montré fort en FP4…

“Oui, j’ai aussi beaucoup amélioré l’allure en FP4. C’est également important pour la course de demain. Si l’on regarde la feuille, Dovizioso et Crutchlow sont assez forts, mais on dirait que moi, Marquez et Lorenzo sommes les plus forts. Nous sommes plutôt proches mais il semble que Jorge et Marc soient un peu plus rapides que moi, mais je suis proche. Nous devons donc bien travailler cette nuit, essayer de régler les détails et espérer une bonne météo pour demain, avec plus de température ce qui serait mieux.”

Vous souffriez du décalage horaire jeudi et il est évident que vous avez un rhume aujourd’hui…

“Oui, je ne suis pas à 100% car quand j’attaque pendant beaucoup de tours ,je ne me sens pas au maximum. Je suis un peu malade, c’est difficile à respirer, donc je suis soucieux pour la course car elle est ici très longue et très exigeante car vous devez freiner fort. Mais  j’espère que je pourrai faire un autre pas demain et essayer de me battre pour la victoire.”

Les pneus demandent ici à être mis en température; pensez-vous pouvoir attaquer dès le début de course ?

“Nous sommes seulement samedi. Nous devons attendre demain car quelque chose peut bien sûr changer, quelqu’un peut améliorer plus qu’un autre. Mais comme toujours, les 3 ou 4 premiers tours d’une course de MotoGP sont toujours cruciaux, donc vous devez rester dans le groupe de tête dès le début et essayer d’attaquer au maximum dès le premier virage.
Après la première partie… La course fait 24 tours et c’est donc très long. Il semble que vous puissiez garder un bon rythme grâce aux pneus, mais tour après tour, ça devient toujours un peu plus difficile. Donc chaque pilote espère conserver son rythme jusqu’à la fin. Nous avons une allure très proche, tout comme Dovizioso et la Ducati qui ont été rapides durant tout le week-end, et nous savons que les Ducati sont fortes au freinage et très rapides en ligne droite. Crutchlow a également fait de bons chronos, tout comme les deux Suzuki qui sont bonnes; Aleix a fait de bons chronos en pneus usés et Vinales est également rapide. Donc, cela peut être une grosse bagarre comme au début d’Aragon, puis on verra.”

Vous avez réagi très différemment de Marc quand il y a eu le drapeau jaune pour la chute de Cal…

“Bou… Je ne me souviens pas. Généralement, je perds beaucoup de temps avec les drapeaux jaunes car je perds du temps à comprendre qui a chuté (rires) donc lors des dernières courses, j’ai essayé de rester concentré. J’ai vu une moto dehors, qui n’était pas sur la trajectoire, et j’ai continué à attaquer.”

Maverick Vinales a dit que, cette fois, s’il avait su que vous étiez derrière lui, il aurait arrêter d’attaquer, au contraire du Mugello. Ce sont de nouvelles relations ?

“Nous sommes sortis plus ou moins en même temps avec le deuxième pneu car nous n’étions pas nombreux à avoir fait seulement trois trous avec le premier pneu. J’étais devant, mais après est arrivé Marquez qui attaquait; il est arrivé un peu large et il a donc ralenti, et j’ai donc ralenti car je ne voulais pas attaquer, et il ralenti car il ne voulait pas attaquer, et Maverick est passé. Donc à cet instant, vous devez prendre une décision et être chanceux. Et j’ai que comme Marc avait déjà fait la pole position, je devais attaquer car j’étais 5 ou 6e. Au final, c’était le bon choix car j’ai bénéficié d’une bonne aide de sa part, et c’était un bon tour.”

Aleix Espargaro dit que, sur ce circuit, il faut ménager ses freins car ils se dégradent progressivement. Etes-vous d’accord ?

“Oui, ce circuit est l’un des pires pour les freins. Nos devons toujours nous battre contre les températures. Tout le monde utilise les gros disques, les grosses plaquette et toutes les prises d’air, donc le maximum pour garder les températures en bas, car ça devient très difficile si vous perdez un peu de performance. Mais nous sommes à la limite, car en course, vous avez de nombreuses fois des pilotes devant vous et, bien sûr, quand vous suivez une autre moto à courte distance, les températures des disques augmentent beaucoup.
Cela peut donc être un problème pour la course de demain et ici, également, vous avez de très forts freinages, donc quand vous êtes en groupe, vous devez toujours rester très concentré, pas seulement sur vous mais aussi sur les motos de devant car, parfois, freiner à des points différents peut être dangereux.
Mais il semble que l’on soit OK avec les températures, même si nous sommes à la limite.”

Comment se comportent les Michelin par rapport à ce problème de freinage ?

“Pour moi, c’était pire avec les Bridgestone, car vous freiniez plus et les températures étaient encore plus proches des limites. Avec les Michelin, c’est un peu mieux, pas de grosse différence mais un peu mieux.”

Tous les articles sur : Valentino Rossi