Même si l’air vibre encore du coup de tonnerre de l’annonce de la séparation entre Tech3 et Yamaha, il s’était déjà chargé en électricité quelques heures auparavant avec celle du passage de Francesco Bagnaia en MotoGP en 2019.

En effet, si certains louent la perspicacité de Ducati à se fidéliser de nouveaux talents, d’autres jugent que le jeune italien, aussi prometteur qu’il soit, n’a pas encore réellement fait ses preuves.

Quoi qu’il en soit, l’actuel titulaire du team Sky Racing Team VR46 sera particulièrement observé cette année, non seulement car ses derniers essais à Jerez le placent de fait dans la liste des prétendants au titre Moto2, mais aussi en prévision de son accession à la catégorie MotoGP, et ce, dès les essais post-Grand Prix de Valence…

Le Turinois de 21 ans s’est exprimé dans une interview exclusive accordée à Luigi Ciamburro pour le site italien TuttoMotoriWeb.


Le team Sky Racing VR 46 a stratégiquement décidé de sauter le test de Valence pour se concentrer sur le suivant à Jerez de la Frontera. Francesco Bagnaia y a signé le meilleur chrono en cinq tours sur neufs et a conclu sa première sortie de 2018 avec le second meilleur temps au classement combiné des trois jours, à seulement trois dixièmes d’Álex Márquez.

Pour le pilote piémontais, né en 1997, 2018 pourrait être l’année de la consécration. Tous les yeux sont tournés vers le prochain test à Losail et vers le championnat.

La Kalex 2018 répond bien aux demandes, les changements fonctionnent bien, la première simulation de course est satisfaisante, et Bagnaia a déjà l’expérience pour être constant sur toute la durée de la course. Après Franco Morbidelli, un autre diamant brut de Valentino Rossi est prêt à l’exploit…

Quelles sont tes premières impressions suite au test de Jerez ?

C’était la première sortie de la saison pour tout le team Sky Racing VR46. Nous avons travaillé très dur durant ces trois jours, mais le bilan est plus que positif. Le package Kalex pour 2018 est très compétitif, la simulation de courses (24 tours ndlr.) a donné de bons résultats, mais il nous reste encore beaucoup de travail.

Sur quoi avez-vous principalement travaillé durant le test ?

Nous avons essayé l’intégralité du nouveau package technique avec l’ajout des suspensions Öhlins que j’avais testées une seule fois en novembre dernier.

A quel point est-ce important de pouvoir faire partie de la sphère privée de la VR46 Academy ?

Je suis certainement chanceux car je fais partie de la VR46 Riders Academy depuis plusieurs années. Ils me suivent sur tous les aspects, des entraînements jusqu’aux week-ends de course, en piste. Je suis également un pilote du Sky Racing Team VR46, équipe avec laquelle j’ai commencé mon ascension en Moto3 en 2014. Sky m’a aussi soutenu deux ans avec le Team Aspar et je suis revenu dans l’équipe pour arriver dans la nouvelle catégorie en 2017. Nous avons eu de beaux succès.

Que te manque-t-il pour gravir la dernière marche ? Que penses-tu devoir améliorer dans ton style de pilotage ?

Nous travaillons dur, mais nous avons encore de la marge. Nous avons plus d’expérience que l’année dernière : moi en tant que pilote et tout le team d’un point de vue technique. Après une saison en Moto2 je sais comment affronter la course sur toute sa durée, surtout la gestion de l’usure du pneu arrière.

Quel effet cela fait d’imaginer un avenir en MotoGP et de pouvoir défier Valentino ?

Je crois que c’est un rêve pour plus d’un pilote en activité. Mais nous aurons le temps de reparler de l’avenir. Pour l’instant je veux me concentrer sur 2018 et atteindre l’objectif que je me suis fixé en Moto2.


Traduction réalisée par Charlotte Guerdoux.