Ce n’est pas à deux mais bien à trois que les troupes officielles KTM se lanceront ce week-end dans leur campagne de France. Un Grand Prix au Mans où les hommes de Matighoffen sous la houlette d’Aki Ajo tenteront de trouver les réponses à leur début de saison loi d’être convaincant et placé sous le joug des Honda. En renfort d’Antonelli et de Bendsneyder arrivera un Danny Kent, déserteur en Moto2 mais qui aura à cœur de se rappeler au bon souvenir d’une catégorie d’où il est sorti Champion du Monde en 2015. Une aide où une concurrence pour mieux mettre la pression au duo titulaire de l’année ?

Antonelli quinzième au général avec onze points et Bendsneyder anonyme vingt-deuxième dans la même hiérarchie à la tête d’un maigre capital de cinq unités, ce n’est rien de dire que ce n’est pas dans ce type de situation que comptait se retrouver le team officiel KTM, au moment d’aborder la cinquième épreuve du calendrier.

On est loin de la démonstration de l’an passé avec Brad Binder. Mais KTM ne peut pas regarder cette situation difficile sans réagir. Et sa première réaction a été de récupérer Danny Kent. Le Britannique, cependant, prévient qu’il n’est pas le messie : « je suis impatient de commencer mon Grand Prix de France » assure l’Anglais. « J’aime le tracé du Mans. La semaine dernière, j’étais à Jerez et je me suis préparé pour cette invitation en prenant en main la KTM et en me familiarisant avec l’équipe ».

Une équipe qu’il a connue en 2012 et 2014. « Au bilan, il est clair que je vais avoir d’un peu de temps pour bien m’adapter à la moto compte tenu du fait que je n’ai tourné qu’une journée avec. Mais nous avons bien travaillé durant ces essais et je vais pousser à 110% pour offrir à l’équipe un bon résultat ».

Ceci dit, le tracé tricolore n’a jamais été la tasse de thé de Kent qui n’y compte qu’une quatrième place comme meilleur résultat. C’était en 2015, sur une Honda Leopard. La même place est revenue à Antonelli en 2012 et Bendsneyder a fini seizième pour sa première apparition l’an dernier.