C’est un Cal Crutchlow aux sentiments mitigés qui arrivent dans la Sarthe pour disputer un Grand Prix de France qui marquera le cinquième rendez-vous de l’année en MotoGP. Car le Britannique a autant de quoi se réjouir que d’être déçu. Un podium et une quatrième place par exemple le font sourire, mais ses deux abandons sur chute ont tendance à le crisper. Et lorsqu’il regarde son bilan au Mans, il ne sait pas plus à quel saint se vouer.

Le Mans pour Crutchlow, c’est le souvenir délicieux de son premier podium en MotoGP. C’était en 2013 comme dauphin de Pedrosa et sous les couleurs Tech3 avec une Yamaha. Mais c’est aussi l’incapacité de voir l’arrivée lors des deux dernières visites dans la Sarthe. Et après sa chute en Espagne alors qu’il s’élançait d’une première ligne qui pouvait lui assurer un podium, le pilote LCR serait bien inspiré de faire en sorte de voir le drapeau à damiers dimanche.

Qui plus est, la conjoncture s’y prête. Le patron Lucio Cecchinello négocie avec Honda pour garder son Anglais et aligner une seconde moto. De son côté, Crutchlow a fait savoir qu’il voulait un contrat usine et il a la confiance du HRC qui lui donne des pièces à essayer. Il faut donc des résultats pour que tout le monde arrive à ses fins dans une conjoncture où la concurrence est rude…

« Je n’ai pas fini le Grand Prix de France ces deux dernières années alors l’objectif sera de voir l’arrivée après avoir fait une course solide synonyme de bons points pour le classement général » comment Cal. « J’étais bien à Jerez, mais je n’ai pas fini la course et c’est décevant. J’ai gâché une opportunité de podium. Nous sommes quand même confiants pour ce week-end. C’est un tracé qui convient à mon style de pilotage et j’y ai connu mon premier podium ».

Cal Crutchlow pointe septième au championnat avec 29 points, derrière un certain Johann Zarco qui le devance au classement des pilotes indépendants.