Artisan de la victoire Yamaha aux 8 Heures de Suzuka la semaine dernière avec Pol Espargaro et Katsuyuki Nakasuga, Bradley Smith n’y est pas retourné cette année pour participer au doublé de la firme d’Iwata.

Par contre, il sera sur la moto du YART ce week-end en Allemagne, pour tenter d’aider la structure autrichienne à ramener le titre mondial à Yamaha à l’issue de cette dernière course de la saison.

Il sera aidé pour cela par Broc Parkes et Marvin Fritz, tous ensemble à la recherche des points qui séparent le YART Yamaha Official EWC Team des leaders.
En effet, avant ces 8 heures d’Oschersleben, le YART est à égalité de points avec le SRC Kawasaki, 8 points derrière la Suzuki du team April Moto Motors Events.


Avec cinq weekends de course consécutifs, c’est une période très chargée pour vous. Comment vous y préparez-vous?

« Normalement, cela peut effectivement apparaître comme un emploi du temps très chargé, avec cinq courses consécutives, mais j’aime à penser que cela m’aide à conserver le rythme. Piloter est quelque-chose que nous ne faisons pas assez en MotoGP; il y a beaucoup de périodes d’inactivité, en particulier lors de ces derniers mois. Nous avons eu deux ou trois semaines entre les courses, et toutes choses bien considérées, nous verrons ce que seront mes performances à Misano, mais je suis convaincu que cela aura un effet positif. En terme de préparation, le maximum que vous puissiez faire est de récupérer, s’assoir le plus possible et également dormir et manger suffisamment, et, d’une façon générale, prendre soin des petits détails.

Vous avez précédemment piloté la YZF-R1 d’usine à Suzuka l’année dernière, la YZF-R1M à Silverstone lors du Yamaha Racing Experience, et vous avez également fait des essais avec le YART au Pannoniaring la semaine dernière. Pouvez-vous comparer les motos?

« J’ai maintenant piloté trois différentes motos, la YZF-R1 de Suzuka, la YZF-R1M à Silverstone et la moto du YART au Pannoniaring, et pour être honnête, cela ressemble beaucoup à la moto de Suzuka de l’année dernière. Je sais que l’usine Yamaha a travaillé très étroitement avec le YART cette année, après leurs très bons résultats, donc les motos sont très proches. La qualité la plus remarquable est l’agilité de la moto. Cela ne ressemble pas à une 1000 cm3 normale, cela parait beaucoup plus facile à piloter, en particulier lors des changements de direction et sur une piste comme celle du Pannoniaring. Si vous comparez une R1 à une YZR-M1, les caractéristiques des châssis sont très semblables, mais si nous pouvions avoir la même puissance que la YZR-M1 sur la YZF -R1, ce serait imbattable !

Le niveau du plateau en Endurance est complètement différent par rapport à celui du MotoGP. Comme vous savez maintenant à quoi vous attendre, comment prévoyez-vous de faire face au trafic? Avez-vous une stratégie à l’esprit?

« En termes de trafic, je suis habitué à cela. A Suzuka, nous avions 80 pilotes en piste et je pense qu’il y a 35 motos inscrites à Oschersleben. Je sais que la piste est plus petite, croisons les doigts pour que le trafic soit un peu moindre. Cela fait partie de la course et c’est une partie des données que de rester en alerte et sur des œufs tout le temps, c’est ce qui rend les courses d’endurance si difficiles : non seulement vous devez rouler à votre maximum, mais vous naviguez aussi à travers le trafic et ne devez faire aucune erreur. Je pense que c’est pourquoi la course d’endurance est exigeante sur le plan mental.

Yamaha a remporté deux courses sur trois jusqu’ici cette saison (Estoril et Suzuka, SRC Kawasaki gagnant au Mans). Vous et Broc êtes amis et l’équipe YART a montré un rythme rapide pendant toute l’année. Quelles sont vos attentes pour la course de ce samedi ?

« Mes prévisions pour ce week-end sont surtout que ça ne va pas être facile. Tous les engagés sont habitués à courir sur leurs machines dans l’environnement de l’endurance. Oschersleben est une piste plus petite que ce à quoi je suis habitué et,  si j’ai bien compris, ça va être une course serrée. Des temps au tour en 1’26 signifient que le rythme va être proche pour tout le monde, de telle sorte que les derniers dixièmes vont être importants. Oschersleben m’est également inconnu, alors qu’il est familier aux autres pilotes, donc ça aussi va être difficile. J’étudie soigneusement la piste et effectue beaucoup de tours ce mercredi lors des essais libres afin d’essayer d’apprendre autant que possible.

Vous êtes-vous entraînés avec Brock en Andorre ? Avez-vous dû ajuster votre programme d’entraînement pour satisfaire le besoin de résistance supplémentaire nécessaire pour les courses d’endurance?

« Je connais évidemment très bien Broc car il est pratiquement mon voisin en Andorre. On n’a pas eu la chance de se voir tellement cette année en raison de mon emploi du temps chargé, mais je sais qu’il s’entraîne dur afin d’être prêt pour cette course finale, pour être certain que nous aurons de bonnes possibilités de nous battre pour le championnat. J’ai décidé de participer à cette course un peu trop tard pour faire quoi que ce soit au niveau de l’entraînement. Lorsque nous nous sommes mis d’accord avec Mandy (Kainz), nous n’étions qu’à deux semaines et demi de la course, donc il n’y avait pas beaucoup de choses que je pouvais faire. Je crois que la forme physique générale pour le MotoGP est élevée de toute façon, pour être en mesure de courir pendant 42 minutes comme nous le faisons. Les relais dans les courses d’endurance durent environ une heure, donc je pense que ma résistance devrait convenir. L’important sera la récupération,  parce que nous devons le faire trois ou quatre fois au cours de la journée plutôt que juste une fois. Ça va être intéressant et difficile, mais je suis excité par le défi et très reconnaissant à Monster Yamaha Tech3 et Yamaha, plus Mandy, Broc et Marvin de croire en moi et de me donner une chance de les aider lors de cette dernière course ».

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