Avant le Grand Prix d’Aragon, à un peu plus de deux tiers de la saison, nous avons pu dresser une sorte de premier bilan de l’année 2017 avec Nicolas Goubert, Directeur adjoint, Directeur technique et Superviseur du programme MotoGP, Michelin Motorsport, avant d’envisager le futur…

Outre l’annonce d’un projet visant à porter à la connaissance des spectateurs si les pilotes utilisent des pneus neufs ou des pneus usés (voir ici), le responsable Michelin en MotoGP a bien voulu répondre à nos questions.

Quelle est la grande satisfaction pour Michelin, en cette deuxième année de votre retour en MotoGP ?

Nicolas Goubert : « La grande satisfaction, c’est de voir la satisfaction des pilotes. L’année dernière a été mouvementée, surtout le début de saison. Cette année, évidemment, cela avait mieux démarré que l’année dernière mais les deux courses en Argentine et à Austin sont toujours un peu difficiles, parce qu’on n’y va quasiment jamais. Depuis, on a beaucoup de commentaires positifs avec à nouveau pas mal de records qui sont tombés et des chronos, aussi bien sur le sec mais surtout sur le mouillé, qui sont vraiment impressionnants. Donc oui, notre plus grande satisfaction est de voir les pilotes de plus en plus satisfaits, même si, forcément, ils demandent toujours des améliorations. Mais on est là pour ça. »

A l’inverse, y a-t-il un point particulier sur lequel vous souhaitez travailler pour améliorer vos produits ?

« Je dirais que cela ne va pas être un point général sur les pneus, mais que cela va être une adaptation à certains circuits. Je vous citais tout à l’heure les deux premières courses outre-mer, Argentine et Austin, qui étaient encore un peu difficiles. Et bien j’espère que l’on va progresser l’année prochaine à ces deux endroits là, et on va tout faire pour cela. Déjà, on peut dire qu’il y a eu un gros progrès en Argentine en 2017. Et heureusement ! Mais maintenant, on va essayer d’y progresser au niveau des chronos.
À Austin, l’année dernière, cela avait été un peu délicat car c’était la première fois où l’on apportait des solutions d’architecture complètement nouvelles pour les pilotes, suite aux mésaventures en Argentine. Il n’y avait alors pas eu le temps d’adaptation nécessaire. Cette année, même si ça s’est relativement bien passé, on va dire que, là aussi, on a une marge de progrès assez importante. Donc à ces deux endroits, nous souhaitons faire progresser les chronos. »

Vos produits semblent donc maintenant bien adaptés aux demandes des pilotes et il vous reste un peu plus d’une année pour les peaufiner et faire tomber les records qui ne le sont pas déjà. Une année, ou davantage, en sachant que, pour le moment, le contrat qui vous lie avec Dorna s’arrête fin 2018 ?

« Il y a une volonté de continuer. On a commencé à parler avec les organisateurs et ça suit son cours normalement. Pour l’instant, rien n’est entériné, mais nous avons la volonté de continuer. Et je pense que l’organisateur est satisfait du spectacle qui est produit, donc, au moment où je vous parle, je ne vois pas pourquoi cela ne se ferait pas. »

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