Le pilote du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS s’est fracturé le tibia de la jambe droite lors d’un accident à l’entraînement vendredi dernier en faisant du trial, en posant son pied par terre pour rattraper une amorce de chute de l’avant.

 

Cette blessure est survenue à un très mauvais moment, juste avant trois Grands Prix consécutifs au Japon, en Australie et en Malaisie. « Je ne suis même pas tombé », a expliqué Miller. « Je m’entrainais en trial et j’ai posé mon pied par terre après avoir perdu l’adhérence de l’avant. La plupart des temps, c’est sans conséquence, mais là je me suis fracturé le tibia tout près du genou. »

« La blessure s’est depuis stabilisée et je peux bouger légèrement ma jambe. Il me reste encore beaucoup à faire pour être de retour en forme à Phillip Island. »

Miller a été immédiatement transporté après sa fracture, d’Andorre où il réside à l’hôpital universitaire Dexeus de Barcelone. Il a été opéré samedi matin, avec l’insertion de huit vis et d’une plaque pour stabiliser le tibia et le péroné.

Il a commencé un programme intense de physiothérapie afin d’essayer d’être compétitif pour son Grand Prix national. Actuellement douzième du Championnat du Monde avec 56 points, il n’a pas de place à défendre et peut donc manquer sans problème la course de Motegi. La situation aurait peut-être été différente si, comme de 2015 à 2017, il était l’année prochaine pilote officiel Honda. Le Grand Prix du Japon est organisé par ce constructeur sur un circuit qui lui appartient. Mais Miller roulera la saison prochaine chez Pramac avec une Ducati, et la pression de son employeur actuel est donc bien moindre.

Par contre, la présence de Miller à Phillip Island sera très importante pour l’organisateur du Grand Prix d’Australie, qui ne peut compter que sur un seul pilote en catégorie MotoGP. Il y a bien également Remy Gardner en Moto2, mais il n’est pas certain que celui-ci, malgré un nom de famille célèbre, amène beaucoup de spectateurs sur le circuit. Il n’y a aucun pilote permanent australien en Moto3.

Photos © Marc VDS Racing