C’est déjà une des révélations de cette saison encore naissante du Moto3. Il s’agit de Nicolo Bulega, un jeune prodige transalpin de 16 ans arrivé sur la scène internationale après un titre en Championnat du Monde FIM CEV Moto3 Junior. Un phénomène pris en charge par le team VR46 si bien qu’il s’agit là de la seconde victoire de Valentino Rossi.

A Jerez, Valentino Rossi a signé deux pole-positions et au final deux victoires. Deux positions de pointe parce-que sa trouvaille Bulega s’est portée pour la première fois de sa jeune carrière au sommet d’une grille de départ de Grand Prix. Comme lui l’a fait,ensuite, en MotoGP. Et une double consécration parce-que le minot a tenu son rang pour finir à une belle seconde place au terme d’une course remportée par Brad Binder revenu du diable vauvert. Ceci avant sa démonstration dans la catégorie reine.

Bref, Jerez était terre de bonheur pour le Doctor qui rappelle cependant le risque pris et assumé en investissant sur Bulega : « nous sommes extrêmement satisfaits d’avoir Nicolo dans notre équipe mais aussi au sein de la « VR46 academy » car il a été notre pari il y a déjà deux ans. Nous l’avons d’abord amené en Espagne pour le CEV car nous savions qu’il avait un réel talent, mais lorsque vous arrivez en Championnat du Monde, c’est toujours plus difficile que ce que vous imaginiez. Cependant faire une pole après seulement quatre courses, c’est à coup sûr quelque chose de spécial. Tout le monde dans l’équipe espère qu’il continuera ainsi ».

Jusque-là, la meilleure position conquise par Bulega en Grand Prix était une sixième place dès l’ouverture de la saison au Qatar. L’Italien a débuté au niveau international l’an dernier en tant qu’invité à Valence si bien qu’il compte cinq Grands Prix au compteur. Il pointe quatrième au championnat avec 36 points soit onze de moins que son équipier Fenati qui voit son statut de leader au sein du team VR46 vaciller.

Maintenant attention. L’an dernier, à ce stade de la compétition, il y avait un autre pilote de 16 ans champion d’Espagne qui comptait aussi une pole et une seconde place : Fabio Quartararo. Le Français pourrait très bien dire aujourd’hui qu’entre le paradis et l’enfer, la frontière est mince et que rien n’est jamais acquis dans le monde impitoyable des Grands Prix.

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