L’usine Ducati en a bavé des ronds de chapeaux pour en arriver à un niveau de performance tel qu’il a réussi à faire tourner casque un Jorge Lorenzo quintuple Champion du Monde. Ceci dit, quoi de vraiment neuf chez les rouges ? Et si c’était bonnet blanc et blanc bonnet. Car le juge de paix Jerez a encore condamné la Desmosedici.

Lorsque Ducati arrive au Grand Prix d’Espagne, ce n’est pas avec le sourire. A l’exception Capirossi près en 2006, Jerez n’a jamais étoffé le palmarès de la marque de Borgo Panigale. Si bien que lorsque ce dernier a annoncé qu’une nouvelle ère avait débuté et qu’elle s’offrait à Por Fuera pour de nouvelles couronnes, on attendait le verdict de la piste ibère. Qui n’a constaté encore aucune révolution.

Car la première journée Ducati en Espagne a tous les ingrédients de la déception : un Andrea Dovizioso neuvième de la dernière séance d’essais libres et son binôme Iannone pour le moment promis pour les repêchages car seulement onzième. Le tout à plus d’une seconde de celui qui continue de profiter de son pain blanc chez Yamaha.

Pire, ce sont à nouveau les aînées GP15 et GP14.2 qui ont tourné autour de la GP Desmo 16 toute neuve. La faute à une difficile adaptation aux pneus rigides amenés par Michelin et dont l’arrière  patine beaucoup sur un bitume connu pour être exigeant sur ce plan. Certes, mais c’est pareil pour tout le monde et si on en est là, c’est aussi parce-que les Ducati clientes ont eu quelques problèmes avec leurs gommes…

Bref, Jorge Lorenzo aura sans doute remarqué la situation de ses futurs employeurs au schéma de début de saison toujours intéressant avant de rentrer dans le rang. En attendant, c’est Iannone qui est le perdant de la première joute d’une partie pour la survie dans le box Ducati: « cette journée a été compliquée. Tout est difficile, à commencer par les sensations avec la moto qui ne sont pas mauvaises dans les virages, mais dès que vous la relevez et que vous accélérez, elle patine beaucoup. Nous n’accélérons pas correctement. On essaie de remédier à ça, mais notre situation est pour le moment compliquée ».

D’autant plus que Iannone voit devant lui trois Ducati de la génération précédente le devancer : « la GP14 a une très bonne adhérence et nous en avons perdu avec la GP16, mais nous avons aussi gagné en agilité et la moto a évolué dans les virages et au freinage. C’est une autre histoire, la GP14 est là GP14 et la GP16 est une machine qui n’a rien à voir y compris en caractère moteur ». Reste que ça agace quand même. Attention cependant, l’homme de la ressource. Il était parti du troisième plot de la première ligne l’an dernier.

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