Depuis son arrivée en MotoGP, Hector Barbera s’est progressivement taillé une réputation de suiveur. Sur une moto moins performante, le pilote valencien a toujours su être opportuniste et attraper une “bonne roue” pour faire un chrono, certes intéressant, mais qui ne se confirmait que très rarement  en course.  

Peu à peu, le #8 s’est donc vu catalogué “meilleur suceur de roue” et certains teams ont même été jusqu’à prévoir un symbole de tricycle pour prévenir leurs pilotes qu’ils étaient en train d’aspirer le rémora Barbera.

Oui, mais voilà, à force d’aller vite en suivant les autres, le pilote Avintia a visiblement appris à aller vite tout court. Et aujourd’hui, il en fait une splendide démonstration en plaçant sa vieille Ducati GP 14.2 au beau milieu de toutes les motos d’usine, et loin devant les pilotes officiels de la marque de Bologne.

Un coup isolé? Pas sûr, car le natif de Dos Aguas a occupé le premier plan toute la journée, et sans forcément suivre quelqu’un…

Hector Barbera: “Le Grand Prix d’Espagne a très bien commencé, il ne pouvait pas avoir mieux commencé. Ce matin, deuxième, cette après-midi quatrième… Je dis toujours qu’il est très compliqué d’arriver dans les cinq parce que nous luttons contre beaucoup de motos d’usine, mais aujourd’hui nous l’avons fait dans les deux séances et pour nous, c’est une récompense pour le travail que nous faisons. Je suis également content parce que, avant d’arriver ici, il semblait que nous nous écartions un peu de la bonne direction, mais nous avons confirmé que nous recommençons à être là. C’est le premier Grand Prix en Espagne et le premier de la tournée européenne, et grâce à cela je crois que cela nous a fait arriver gonflés à bloc, et avec une motivation à toute épreuve; et je crois que cela s’est vu aujourd’hui sur la piste. Demain,  l’objectif sera de se maintenir en Q2 et d’essayer tout de suite de tout donner pour nous classer dans une bonne position, parce qu’en MotoGP, le départ est très important.”