Le Grand Prix dure longtemps, en salle de presse

Lors d’un Grand Prix en Europe, le dimanche à trois heures de l’après-midi, le vainqueur de la course MotoGP est déjà connu. Mais les pilotes ont encore du travail devant eux : parc fermé, podium, salle de presse, réunions avec l’équipe pour analyser la journée…

Et pour les journalistes sur le circuit, du moins un grand nombre d’entre eux, ce sont encore de nombreuses heures de travail à faire.

Le Media Center est leur camp de base, leur deuxième maison. C’est là que se retrouvent les journalistes et photographes de plus de 50 nationalités différentes. Pour donner une idée plus claire: les Grands Prix peuvent être diffusés jusque sur 83 chaînes de télévision et encore plus de médias écrits. Parfois, la différence de fuseau horaire entre le circuit et leur pays d’origine oblige de nombreux journalistes à rester au Media Center jusqu’à très tôt le matin pour terminer leurs articles sur la course.

Il y a aussi les journalistes de magazines spécialisés qui sortent le mardi. Ils n’ont donc pas d’autre choix que de travailler le dimanche jusqu’à ce que le travail soit terminé et les textes prêts à être publiés dans la prochaine édition de leur publication.

Et ce n’est pas non plus une petite quantité de travail ! La couverture minimale que nous voyons dans ce type de magazines, relatant tous les détails du dernier Grand Prix, est de 12 pages. Mais cela va généralement au-delà, et il est pas rare d’avoir finalement à écrire 18 ou 20 pages.

La deuxième famille du Championnat du Monde

Tout ce travail commence très tôt et se poursuit donc jusqu’à tard. On pourrait dire que le Grand Prix commence dès jeudi. Dans l’après -midi, la conférence de presse officielle ouvre le GP, avec la présence des principaux acteurs, mais la matinée est vraiment le moment où tout commence. C’est le jour des médias, le moment où les plus célèbres pilotes donnent des interviews, posent pour les photos et participent à des événements promotionnels spéciaux, voire même parfois des événements à thème.

Cependant, même si cela est clairement un travail exigeant, il règne une atmosphère différente, une atmosphère de communauté et collaboration constante. Beaucoup de journalistes se connaissent depuis des décennies et cela contribue à créer une bonne ambiance. Vous avez besoin d’ une photo spécifique, mais malheureusement, vous étiez de l’autre côté du circuit et vous ne l’avez pas ? Il n’y a aucun problème au Media Center : c’est un travail d’ équipe, et vous allez trouver l’aide dont vous avez besoin, ou la photo que vous n’avez pas pu faire. Et vice-versa.

Moniteurs et feuilles de temps

La salle de presse comporte des rangées de moniteurs qui présentent aux journalistes les deux facettes qu’ils doivent traiter en même temps: la diffusion de chaque session de chaque course (il n’y a rien de mieux que de visionner chaque courbe d’un GP), et les moniteurs de chronométrage, car les différences de temps entre les pilotes doivent être constamment surveillées. Des données comme les tours les plus rapides peuvent également être vues sur ces moniteurs, ainsi que l’information que chaque journaliste espère lire après chaque chute: “Rider OK”. Les chronos de chaque session sont également imprimés et disponibles sur le mur des casiers en temps voulu.

Le Media Center en chiffres :

  • Le Media center dispose d’une connexion haut débit à Internet et d’une connexion par satellite  pour transmettre le signal télévision.
  • Plus de 500 accréditations sont délivrées par GP, aux médias du monde entier, que ce soit la télévision, les magazines, les médias numériques, ou la radio.
  • Au total , plus de 10.000s accréditation sont traitées par an, dont plus de la moitié sont pour la télévision.
  • La Dorna a sa propre équipe pour suivre et traiter le GP, soit plus de 200 personnes, sans compter les populations locales qui aident l’équipe.
  • A chaque GP, il y a plus de 70 tonnes de matériel, avec sept unités de contrôle principales, quelques 30 caméras pour les différentes parties du circuit, et plus de 70 micro-caméras pour les motos (y compris les caméras gyroscopiques). Il y a aussi les caméras portables qui se déplacent dans le paddock et la voie des stands, les caméras à haute vitesse pour les Slow Motions, et les caméras embarquées dans l’hélicoptère.
  • Le système utilisé par la Dorna permet la visualisation simultanée de plusieurs caméras en HD. Cela peut également être vu au Media Center. Cela est également disponible sur les chaînes TV payantes qui offrent ce service.

Source: Box Repsol

 

 

 

 

 

 

 

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