C’est un Valentino Rossi aux sentiments mitigés qui a quitté son territoire de Misano. Un circuit tout entier habillé de jaune et habité par une foule en adoration pour sa cause. Un attachement qui a marqué le Doctor qui aurait tant voulu récompenser cette ferveur par une victoire. Mais c’était sans compter sur la résurrection de Pedrosa.

Une tension que le héros de Tavullia décrypte : « ce genre de week-end est toujours très exigeant var il fait tout organiser encore mieux que d’habitude et tout devient plus difficile. Mais tout est récompensé par le tour que vous faites en sortant des box pour rejoindre la grille de départ. Vous voyez alors tous ces gens pour vous. C’est une sensation à la fois fantastique et difficile à expliquer ».

Alors, dans un tel contexte, tout est exacerbé. Les gestes, les paroles, la défaite. Mais en retrouvant ses esprits, Valentino Rossi constate que sa seconde place n’est pas le moins du monde un mauvais résultat : « c’est toujours une grande satisfaction de finir devant Márquez car il est toujours très fort et extrêmement rapide. Le battre veut dire que vous avez fait une excellente course. Je suis pour le moment content de la façon dont se déroule cette seconde partie de saison. Certes, je n’ai pas gagné dimanche mais on va continuer comme ça jusqu’à la fin ».

Il revient ensuite sur son Grand Prix de San Marin : « c’était un bon week-end, on a bien travaillé sur la moto, on a été capable de progresser. J’ai pris un bon départ, j’ai attaqué de suite Lorenzo et j’ai attaqué pour m’échapper. Mais je n’ai jamais pu me ménager plus d’une seconde d’avance. Cette course a été très exigeante physiquement et c’est toujours plus dur lorsque c’est vous qui imposez le rythme devant ».

« Je savais que ce serait dur, comme toujours. J’ai été capable de tourner en 1’32.2 seul, ce qui est un bon rythme. Mais Pedrosa est arrivé. Il était bien plus rapide. J’ai tenté d’abord de résister puis ensuite de rester dans a roue. Mais il était impossible à suivre et il restait sept tours soit bien trop avant l’arrivée. Il roulait trop vite, il était trop fort. Nous avions fait le bon choix de pneus. Je n’aurais pas pu exploiter les pneus de Pedrosa. Cette année, chaque pilote doit choisir son pneu, ce n’est pas comme avant. Mais c’était un grand week-end, une belle course. Je voulais cependant la gagner, plus que les autres ».

Le voilà à 43 points de Márquez au championnat : « oui, mais il ne reste que cinq courses, l’écart est trop grand ». Prochaine échéance en Aragon dans quinze jours.

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