La nouvelle vie de Quartararo a commencé et elle se fera à présent en Moto2. Du haut de ses maintenant 1m78, le Français se retrouve plus à son aise derrière une Kalex que lui met à disposition un team Pons avec lequel il s’acclimate tout autant. Les tests de Jerez et de Valencia lui ont permis de faire un premier bilan. Avec des chronos encourageants, deux chutes et un genou endolori.

Ses prédécesseurs l’avaient déjà souligné : passer de la Moto3 à la Moto2, c’est sans doute plus compliqué que de passer de la Moto2 à la MotoGP. Une impression que le tricolore a pu vivre au guidon de sa nouvelle Kalex, qui plus est après une dernière saison difficile en Moto3 au sein du team Leopard, entachée de coups de griffes et sans exploits : « je suis content de ces deux journées d’essais. Je prends peu à peu confiance sur la moto. J’ai amélioré mon rythme sur pneus usés et je comprends de mieux en mieux le Moto2 ».

Sur Speedweek il précise : « la moto est bien plus volumineuse, elle est aussi plus lourde. J’arrive mieux à me mettre derrière le carénage, ce qui était plus problématique en Moto3 du fait de ma croissance. Je me sens mieux sur la moto. Mais ce que l’on ressent le plus, c’est le poids. Le style de pilotage est complètement différent. Vous devez freiner autrement, accélérer différemment, prendre une nouvelle position sur la moto. Je dois aussi à présent réfléchir aux pneus. Je progresse, mais j’ai encore beaucoup de choses à apprendre ».

« Il faut arrêter la moto de manière à pouvoir accélérer tôt dans le virage. Je découvre aussi la glisse. J’aime ça. La Moto3 virait à plat, mais là, on peut jouer avec l’accélérateur. C’est amusant ». Et ça met en confiance, notamment sous la pluie, des conditions peu appréciées jusque-là par Fabio. Et pourtant sur la piste mouillée de Jerez… : « je me suis senti plus à l’aise sous la pluie. J’avais eu du mal cette année mais j’ai maintenant de meilleures sensations ».

A Jerez, le premier jour, le pilote Sito Pons a fini sixième avec un chrono le mettant à 1.644 sec d’un Nakagami aguerri et aux pneus tendres. Sous la pluie du second jour, il a pointé troisième à un peu plus de six dixièmes de Bagnaia, lui aussi débutant dans la catégorie.

Tous les articles sur : Fabio Quartararo