Et un de plus ! Après Scott Redding qui est allé faire un tour en touriste lors de la manche de Superbike à Assen, c’est un autre pilote des Grands Prix qui a été agréablement surpris par le Superbike. Il s’agit de l’Allemand Sandro Cortese qui était aussi aux Pays-Bas, mais pour bosser comme commentateur à la télé. Une reconversion en vue ? On aurait pu le croire, mais c’est plutôt derrière un guidon plus que derrière un micro que l’ancien Champion du Monde de Moto3 voit son avenir dans ce paddock.

Sandro Cortese est arrivé en Grand Prix en 2005, il a fait des coups d’éclats du temps de la 125cc avec deux victoires et onze podiums, puis il a eu son titre de Champion du Monde dès l’entame du Moto3. C’était en 2012, comme officiel KTM avec cinq succès et quinze podiums. Ensuite ? Plus grand-chose. Un passage logique en Moto2 s’en est suivi mais le désormais âgé de 27 ans ne décolle pas de la seconde partie du peloton.

Son meilleur résultat au classement général est une neuvième place en 2014. Cette année, il n’est parvenu qu’une seule fois à rentrer dans le top 20 en quatre courses, avec la huitième position en Argentine. Il est dix-septième avec 8 points, quand à moto égale (Suter) Dominique Aegerter est huitième avec 27 points, et son coéquipier Marcel Schrotter onzième avec 23.

Un bilan qui commence à persuader que la carrière de Cortese est derrière lui. Du moins en Grand Prix. Mais il n’a pas encore l’âge de la retraite. Et à Assen, en côtoyant le Superbike qui joue actuellement une nouvelle manche de son championnat à Imola, il s’est dit qu’il pourrait bien y avoir sa place. De fait sur Speedweek, il a fait un appel du pied, dès fois qu’une écurie serait intéressé :

« Le Championnat du Monde de Superbike est définitivement une alternative pour moi. C’est différent des Grands Prix. Dans un certain sens, c’est plus ouvert. Tous les fans arpentaient le paddock à Assen, tout semble plus esprit de famille et j’apprécie ce côté-là. On n’est pas cantonné comme en MotoGP, la passion de la course se ressent plus et on est plus proche du public ». Une ambiance générale qui avait aussi étonné Scott Redding.

Côté compétition, c’est aussi alléchant : « les temps au tour sont rapides et les écuries de pointe sont d’un haut niveau. Dans les box, l’aménagement et l’hopistality sont très professionnels. Dans les deux ans à venir, Dorna va développer encore un peu plus la catégorie en faisant progresser les choses ».

Voilà le clin d’œil fait et l’appel lancé. Beaucoup ont fait le chemin des Grands Prix vers le Superbike avec des succès mitigés.  Biaggi, Carlos Checa et Sylvain Guintoli ont été couronnés mais Alex Barros, Hiroshi Aoyama, Randy de Puniet, John Hopkins, Nicky Hayden ou encore Stefan Bradl et Eugène Laverty n’y ont pas trouvé matière à relancer leur carrière. Par ailleurs, Jordi Torres, Randy Krummenacher et Alex De Angelis sont les pilotes de la grille de départ venus du Moto2.