En Moto2, seul un pilote est originaire d’Amérique du Sud. Il s’agit du Brésilien Eric Granado, qui sera donc presque comme à domicile lors du prochain Grand Prix, en Argentine. Malgré une forte envie de briller, son équipe, son coéquipier Stefano Manzi et lui-même auront beaucoup à faire pour espérer jouer devant.


Le team Forward Racing a connu des tests de pré-saison compliqués, et le Grand Prix du Qatar n’a malheureusement pas laissé percevoir une amélioration. Stefano Manzi et Eric Granado ont en effet terminé 26ème et 30ème du Grand Prix, chacun ayant rencontré des difficultés.

Du côté du Brésilien, une erreur et un problème technique ont handicapé sa course : « J’ai pris un bon départ, mais j’ai raté une trajectoire à la fin du premier tour, ce qui m’a fait perdre plusieurs places. J’ai essayé de remonter mais je n’étais pas stable au freinage et en ajoutant le peu de temps passé en piste et le fait qu’à six tours de la fin ma selle a commencé à bouger, je n’ai pas été aidé durant cette course. J’ai malgré tout fait de mon mieux. »

De son côté, l’Italien a vu sa course contrariée par un problème de pneus : « Cette première course a été exigeante. Je suis plutôt bien parti et j’ai eu un bon rythme dans les premiers tours, lorsque les pneus étaient encore neufs. A partir du huitième tour j’ai commencé à avoir un problème aux pneus avant et arrière et cela m’a fait perdre beaucoup de temps. Je me suis retrouvé bien plus loin que là où j’aurais pu être. »

Pour L’Argentine, Granado a conscience d’avoir encore beaucoup de choses à voir et sait que son Grand Prix presque national ne sera pas évident : « J’espère qu’en Argentine je réussirai à être plus compétitif et à plus rouler, car j’en ai vraiment besoin. A présent je vais beaucoup apprendre et cela va faire croître mon expérience dans le Mondial. »

Manzi, lui, fort d’une année en Moto2, semble plus positif : « Le travail va continuer jusqu’à la prochaine course pour arriver en Argentine mieux préparés grâce aux données récoltées ce week-end. »

Le patron de l’équipe, Giovanni Cuzari, aborde l’Argentine partagé, entre déception et espoir : « Pas besoin de dire que ce premier week-end de la saison a été difficile pour notre team et que nous avons manqué de chance. C’est vraiment dommage, car la prochaine course est en Argentine, donc à côté du pays natal de notre jeune Brésilien, et nous aurions voulu arriver là-bas avec un résultat différent. Ceci dit, nous savions déjà que ce début de saison serait particulier, étant donné que toute l’équipe a besoin d’accumuler de l’expérience avec la Suter MMX2. »

Stefano Manzi