Le champion et le vice-champion du monde 2017, Franco Morbidelli et Tom Lüthi, partis en MotoGP, la voie semble désormais libre pour ceux qui ont brillé à leurs côtés tout au long de la saison dernière : Miguel Oliveira, Álex Márquez, Francesco Bagnaia, mais aussi Mattia Pasini ou encore Brad Binder.

Avant la reprise du championnat, nous vous proposons d’en apprendre un peu plus sur ces pilotes en vous faisant découvrir leur parcours. (Portraits en cinq parties)


En plus des trois favoris, Oliveira, Márquez et Bagnaia, et de l’outsider Pasini, il y a un dernier pilote dont il faudra se méfier en 2018 tant il a étonné malgré sa blessure de pré-saison : Brad Binder.

Né le 11 août 1995 à Potchefstroom, en Afrique du Sud, Brad Binder a d’abord commencé sa carrière dans les sports mécaniques en tant que pilote de kart. A seulement huit ans, il est sacré champion national de la discipline.

Il faut attendre ses dix ans, en 2005, et son envie de tenter autre chose pour le voir démarrer sur deux roues. Il progresse de façon conséquente pendant quatre ans, et se voit sélectionné en 2009 pour participer à la Red Bull Rookies Cup.

Il monte à trois reprises sur le podium dès sa première saison, et remporte sa première course un an après, en 2011. Cette même année, il participe à son premier Grand Prix dans le championnat du monde 125cc en remplaçant Luis Salom, blessé, au sein du RW Racing GP team. Il court également les quatre dernières courses, et convainc l’équipe de lui faire confiance pour la prochaine saison.

Binder débute donc sa première année en Mondial en 2012 et la termine en vingt-et-unième position au guidon d’une Kalex. Il arrive dans le team Ambrogio Racing en 2013 qui le fait rouler sur une Suter d’abord, puis sur une Mahindra ensuite. S’adaptant plutôt bien à la moto, il finit treizième au général, puis onzième l’année d’après, en 2014. Il décroche par ailleurs ses deux premiers podiums dans la catégorie durant cette saison, en Allemagne tout d’abord où il termine troisième, puis au Japon où il se classe deuxième.

Ayant repéré le talent du Sud-Africain, le team manager Aki Ajo lui propose une place pour 2015 au sein de son team Red Bull KTM Ajo. Binder se révèle au guidon de la KTM et monte à quatre reprises sur le podium avant de conclure la saison à la sixième place du championnat.

Le numéro 41 continue avec la même équipe en 2016 et l’alchimie parfaite prend : son talent explose durant cette saison ! Sur le podium dès le début, au Qatar, il remporte ensuite sa première course de la catégorie Moto3 à Jerez, au terme d’un Grand Prix époustouflant. Parti trente-cinquième (et dernier) en raison d’une pénalité contre son team pour infraction technique, il remonte chacun des pilotes devant lui pour aller s’imposer.

Dès lors, il est impossible à arrêter et ne manque le podium que quatre fois seulement. Au terme de la saison, il cumule sept victoires et sept podiums et est titré champion du monde quatre courses avant la fin, avec 142 points d’avance sur son principal adversaire, un record !

Il devient ainsi le troisième Sud-Africain de l’histoire à remporter un titre en Mondial, le dernier étant Jon Ekerold en 1981.

Brad Binder monte tout naturellement en Moto2 en 2017 au sein du même team. Malheureusement il est victime d’une importante blessure au bras pendant les tests hivernaux, ce qui l’empêche de démarrer la saison dans de bonnes conditions et d’espérer pouvoir se battre pour le titre de meilleur Rookie. Il se fait opérer en décembre, puis une nouvelle fois en janvier. Il se fracture de nouveau le bras durant le Grand Prix d’Argentine qu’il termine malgré tout à la septième position. Il doit ensuite se refaire opérer et manque trois courses.

Malgré son handicap le Sud-Africain réalise sept top dix et décroche son premier podium en Australie. Il y monte à deux nouvelles reprises, en Malaisie et à Valence, et termine le championnat en huitième position.

Malgré une grosse blessure, Brad Binder a réalisé une excellente première saison. A présent qu’il a récupéré et acquis de l’expérience, il devrait logiquement faire partie des hommes forts de la catégorie. A suivre…

Précédemment: les portraits de Miguel Oliveira, Álex Márquez, Francesco Bagnaia et Mattia Pasini.