Il souffle comme un vent de révolte dans les équipes de Moto3 qui ont fait confiance cette saison au constructeur indien Mahindra. La faute à de récurrents problèmes de fiabilité qui perturbent des performances globales de la MGP3O aléatoires. La contestation se serait même trouvé un chef : Terrell Thien.

L’homme est manager du team Peugeot MC Saxoprint et il se désole de voir ses pilotes John McPhee et Alexis Masbou englués dans la seconde partie du peloton. Il s’inquiète surtout des problèmes rencontrés sur la boite de vitesses de la moto née Mahindra et qui semble doter d’une multitude de points mort. Blague à part, ces dysfonctionnement sont aussi autant d’écueils pour les pilotes, jamais certains de la fiabilité de leur machine, et qui peuvent aussi être des dangers pour les autres.

Après Austin qui marquait la fin de la première campagne d’outremer de la saison des Grands Prix, Terrell avait poussé un coup de gueule bien senti regrettant que ce problème présent depuis un peu plus d’un an était toujours d’actualité chez Mahindra. Côté constructeur, on a beau jeu de dire qu’en trois meetings, Bagnaia a ramené un podium du Qatar et McPhee, avec la Peugeot, une septième position de l’Argentine. Quant à Alexis Masbou, il s’est battu comme un chiffonnier à Austin pour finir seizième et à la porte des points.

Autant de résultats qui sont aussi avant tout des exploits personnels. Il faut donc à Mahindra remettre sur le rouet son ouvrage. L’engagement des Indiens n’est pas actuellement de la roupie de sansonnet. Et pour les teams, il n’est apparemment pas question de continuer de la sorte. Une conjoncture que Terrell Thien mettra en exergue à Jerez si rien ne change chez Mahindra. L’homme promet sur Speedweek une action spectaculaire : « si nous voyons lors de la FP1 que Mahindra n’a pas résolu les problèmes de transmission, nous déciderons de retirer nos motos pour préserver la sécurité de nos pilotes ». L’ultimatum du lion au tigre est lancé.