Depuis la saison 2004, aucun pilote Italien n’a réussi à rafler le titre dans la petite catégorie des Grands Prix. Ce dernier transalpin s’appelait Andrea Dovizioso tandis qu’il est un pilote de la langue de Dante qui a maintenant la maturité pour lui succéder. Il s’agit d’Enea Bastianini dont la cinquième campagne en Moto3 doit être celle du succès. Ou ce sera de la ruine. Car le voilà dans l’équipe champion du monde en titre avec Joan Mir, après un passage chez Estrella raté.

Cependant, s’il a montré de bonnes dispositions lors de la première échéance au Qatar, il en est revenu bredouille après une chute rédhibitoire. Une faute dont il assume la responsabilité. Pendant ce temps, Martin et Canet marquaient de gros points tandis que son équipier Dalla Porta montait sur le premier podium de sa vie en Grand Prix. De quoi avoir un coup au moral. Déjà ?

Sans aucun doute et Christian Lundberg, l’ingénieur incontournable du team explique que cette saison est pour son poulain celle de tous les dangers : « j’espère que ce sera son année et on fait tout dans l’équipe pour qu’il soit à l’aise et détendu. C’est important pour ces jeunes pilotes d’avoir autour d’eux une atmosphère familiale. On essaie ainsi de lui enlever le maximum de pression pour qu’il prenne du plaisir sur la moto ».

« Si ces jeunes pilotes sont trop stressés, alors ils n’expriment pas leur potentiel » insiste Lundberg sur Speedweek. “Beaucoup de monde attend quelque chose d’Enea cette année, y compris dans son entourage et parmi les journalistes de son pays. Ces deniers veulent enfin voir un successeur à Dovizioso ». Voilà Bastianini déjà au pied du mur avant d’aborder un Grand Prix d’Argentine, dans quinze jours, où il lui sera interdit de subir un nouvel incident de parcours…

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