Les tests du début de la saison 2018 ne sont pas encore commencés à Sepang que déjà ont débuté les pourparlers en vue de la signature des contrats pour 2019. Avec Andrea Dovizioso et Jorge Lorenzo bien en place chez Ducati, Danilo Petrucci sait qu’il n’aura jamais mieux que la troisième Desmosedici officielle, mais dans un team privé. Quant à Francesco Bagnaia, Paolo Ciabatti vient de déclarer « Francesco Bagnaia et Joan Mir nous plaisent bien » et nos confrères du site italien Corsedimoto viennent d’annoncer que Ducati Corse se serait assuré Francesco “Pecco” Bagnaia, âgé de seulement 21 ans, et le détacherait dans le team Pramac en 2019 en vue d’une hypothétique transition équipe interne dans les années suivantes..

Nos collègues transalpins n’utilisent pas le conditionnel et reportent que, si rien n’est encore signé, tout est pratiquement décidé.

En novembre 2016, Francesco Bagnaia avait testé la Ducati Desmosedici à Valence. C’était la récompense offerte par l’équipe Aspar pour avoir remporté les deux victoires en Moto3 de cette saison-là. Pecco en avait conservé de bons souvenirs.

« Ces 7 tours sont gravés dans mon cerveau et j’ai hâte de recommencer, commentait Pecco. Mon objectif pour 2019 est la MotoGP, mais nous devrons voir comment les choses évoluent. J’espère accomplir une belle saison 2018, parce que je veux mériter une MotoGP, sinon ce serait une erreur d’y aller. Si tout se passe bien en Moto2, je pense que ce serait le bon moment. Si j’avais eu une offre en MotoGP pour 2018, je n’aurais pas été prêt à gérer la situation. Mais avec une autre année d’expérience, oui. »

L’Italien est descendu de la moto impressionné par l’accélération et le freinage de la Ducati. De son premier tour (1.40.969) à son tour le plus rapide (1.36.940), Bagnaia a réduit son temps de quatre secondes. « C’était incroyable », a reconnu le pilote VR46 Sky Team Racing Moto2 qui a complété neuf tours. Heureusement, j’avais demandé l’avis de Valentino Rossi avant de venir à Valence, pour savoir comment je devrais me comporter dans les premiers virages, cela m’a surtout aidé pour le problème des freins », a expliqué le jeune Italien. « J’ai roulé à une vitesse de 315 km/h. Je n’étais jamais allé si vite ! Je savais que j’allais vite, mais pas tant ».

L’équipe Pramac affronte de son côté la saison 2018 avec Danilo Petrucci, sa quatrième année avec l’équipe toscane, et le nouvel Australien Jack Miller. Précisément, Petrux a une option dans son contrat pour passer dans l’équipe officielle Ducati en 2019. Cette option est en faveur du constructeur, pas du pilote. Ducati est déjà aux prises avec la difficile confirmation d’Andrea Dovizioso et de Jorge Lorenzo. Sur les traces de Petrucci, ce n’est pas un mystère, il y a aussi Aprilia pour qui il serait très pratique – ne serait-ce que pour des raisons promotionnelles – d’avoir un pilote italien de haut niveau dans ses rangs.

Photos : Redding (Pramac Ducati) et Lowes (Aprilia) (© Bikesrepublic.com), et Bagnaia (© Sky Racing Team VR46)

Source : corsedimoto.com