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Aprilia a fait attendre un Aleix Espargaró qui est son fer de lance pour le projet RS-GP en ne dévoilant son nouveau moteur pour la saison 2018 de MotoGP qu’au premier Grand Prix du calendrier, au Qatar. Le tout pour un résultat décevant, marqué par une forte tendance à la consommation excessive d’essence, stigmatisée par une électronique qui n’a eu de cesse de le rappeler à son pilote, contraint de réduire drastiquement l’allure. Pour un piteux résultat. Une désillusion que le frère d’un Pol officiel chez KTM a du mal à avaler. Au point qu’il pose ses conditions à Noale pour le renouvellement de son contrat.

Car Aleix Espargaró fait partie de ceux qui peuplent potentiellement le marché des transferts. Venu d’une usine Suzuki qui n’a rien fait pour le retenir, l’Espagnol sait qu’il est à un stade de sa carrière où il ne peut plus perdre de temps. Il lui faut donc des assurances de la part d’Aprilia pour continuer : « je sais que je ne suis pas Valentino Rossi, mais j’ai quelques compétences pour développer une moto » explique l’équipier de Scott Redding sur Autosport. « Je ne suis pas non plus celui qui remportera le championnat, mais je travaille plus que quiconque et j’ai besoin que ce soit reconnu ».

« Je voudrais bien continuer avec Aprilia sauf qu’en ce moment, on est loin du compte. Or, je n’ai plus 22 ans et je ne peux plus attendre éternellement. Je pense que je suis au meilleur moment de ma carrière, je veux me battre pour les podiums, mais il me faut la moto pour ça ». Ce qui n’est pas le cas.

Maintenant, à part Aprilia, qui peut s’intéresser à Aleix Espargaró ? De même, avec la rumeur d’un Gresini intéressé par un projet satellite Suzuki, rien ne dit que la RS-GP aura toujours un refuge pour 2019. Il va donc falloir redoubler d’effort à Noale pour ne serait-ce que garder son rang parmi l’élite…

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