Ce n’est pas encore cette année que Rossi pourra fêter son dixième titre mondial. Un Graal recherché par le Doctor et son entourage tout dévoué à sa cause. A un point tel que pour certains, la pilule de 2015 n’est toujours pas passé. C’est le cas de son ami proche Alession Salucci dit « Uccio » qui s’est confié dans un entretien relayé par Insella.it.

En clôturant les débats au Motegi le week-end passé, Marc Márquez a pris son cinquième titre mondial en sept saisons passées. Au passage, à 23 ans 242 jours, il est devenu le plus jeune quintuple Champion du Monde devant un certain Valentino Rossi qui en était là à 24 ans 238 jours en 2003. La course poursuite entre les deux hommes dans les statistiques est une réalité et elle tournerait à l’avantage de l’homme de Tavullia s’il devait ceindre une dixième couronne mondiale. Un cap historique.

Mais aussi, apparemment, l’objectif d’une vie. C’est l’aveu fait par Uccio dans un entretien vérité : « la plus grande joie serait un dixième titre. Vale le mérite ». Il poursuit : « pour moi, nous gagné neuf titres et demi. Car celui de l’an dernier, c’est aussi un peu le nôtre. Valentino méritait le titre en 2015. Nous allons tout faire pour atteindre cet objectif. Pour moi, la carrière de Valentino sans un dixième titre aurait un goût d’inachevé. Ce serait différent. Nous voulons le dixième titre ».

Une insistance qui en dit long sur la motivation des troupes de Tavullia mais qui sonde aussi la profondeur de la déception vécue l’an passé : « c’était difficile. Ce qui est arrivé l’année dernière ne peut être oublié. Et ce ne sera pas oublié aussi longtemps que nous serons de ce monde. La colère a été grande. Mais vous devez apprendre et vivre avec elle. Les gens ne peuvent pas comprendre ce qu’il en coûte de faire une saison de 18 courses. L’énergie qu’il faut déployer est incroyable. Il faut faire beaucoup de sacrifices si bien que la défaite est dure. La chute psychologique est grande et elle est encore plus vertigineuse lorsque vous perdez de la façon de l’an dernier ».

Ceci dit, 2016 a apporté un peu de baume au cœur : « avec les premières victoires, Valentino s’est détendu, a recommencé à sourire et à apprécier ce sport et ce travail. Dieu merci, nous sommes un grand groupe et nous sommes avec lui à la fois à la maison et dans les courses ».

Tous les articles sur : Marc Marquez, Valentino Rossi