La conférence pré-événement du Grand Prix d’Argentine 2018 accueillait Andrea Dovizioso, Marc Márquez, Valentino Rossi, Cal Crutchlow, Danilo Petrucci et Johann Zarco.

Comme à notre habitude, nous reportons ici notre traduction de l’intégralité des propos de Johann Zarco, sans aucune mise en forme ou déformation journalistique.


Une qualification fantastique au Qatar avec la pole position. En conférence de presse, vous vous étiez exclu des vainqueurs potentiels : avez-vous été surpris de mener durant 17 des 22 tours ?

Johann Zarco : « j’ai été heureux de mener la course au Qatar pendant longtemps. Je n’étais pas certain du début de course car j’ai été plutôt lent durant les tests avec un réservoir plein. Même si durant ce week-end, nous avions fait des essais avec le réservoir plein, mon sentiment était que je n’étais pas assez compétitif. Puis nous avons changé différentes choses durant le warm up et nous avons obtenu un meilleur compromis pour être bien depuis le début jusqu’à la fin de la course. Donc pour moi, la stratégie était celle que j’ai utilisée depuis les dernières courses : si je peux mener la course, c’est une position que je préfère car cela me semble plus sûr pour moi. Si quelqu’un attaque et me passe, je perds seulement une ou 2 positions, mais je me bats encore pour le podium. Et j’aime faire la course de cette façon. C’est juste dommage que j’ai fini à la 8e position car j’ai souffert avec le côté droit du pneu avant, et cela a ouvert la question : était-ce dû au style de pilotage ou au pneu ? On verra ce week-end où je serai, et comment je pourrai me battre ».

Vous avez gagné 2 fois ici en Argentine. C’est évidemment un circuit que vous aimez…

« J’aime ce circuit depuis la première fois où nous y sommes venus en 2014. Puis, oui, les victoires en 2015 et 2016, plus la 5e position l’année dernière. C’est un bel endroit et je pense c’est une piste assez facile à apprendre et qui comporte des virages rapides. Cela fait beaucoup de points que j’aime, et maintenant, avec plus d’expérience, j’espère vraiment bien gérer le choix des pneus et me battre pour le podium ».

Considérez-vous qu’il y a du dopage en MotoGP ?

« Je suis plus ou moins d’accord avec eux. En compétition moto, nous avons tellement d’éléments à gérer qu’il est difficile de savoir si nous pourrions gagner une course si nous étions dopés. Nous avons tous les pneus, la moto, et tellement de choses à contrôler avant même de penser à se doper. Avoir plus de contrôle pourrait être mieux mais nous avons normalement peu de cas de dopage car nous ne savons pas si cela pourrait apporter quelque chose de bien meilleur ».

Question réseaux sociaux : Quand vous voyagez beaucoup, qu’est-ce qui vous manque le plus de votre environnement habituel ?

« C’est difficile à dire ce qui me manque, mais j’adore voyager. Quand je suis à la maison, j’attends presque de m’en aller et d’être ici sur les Grands Prix. Donc je dirais peut-être que mes amis me manquent. Le lundi et le mardi, quand je rentre, je déjeune avec mes amis à Avignon. Ils ne me posent aucune question sur la course et nous rions à propos d’un millier d’autres choses. C’est sans doute la chose qui me manque et c’est pourquoi j’y vais presque immédiatement après la course ».

Crédit photo: MotoGP.com