La conférence pré-événement du Grand Prix d’Argentine 2018 accueillait Andrea Dovizioso, Marc Márquez, Valentino Rossi, Cal Crutchlow, Danilo Petrucci et Johann Zarco.

Comme à notre habitude, nous reportons ici notre traduction de l’intégralité des propos de Valentino Rossi, sans aucune mise en forme ou déformation journalistique.


Après des essais de pré-saison où vous aviez beaucoup de travail à faire, vous devez être heureux d’avoir été compétitif au Qatar…

Valentino Rossi : « oui je pense qu’au Qatar nous avons fait un bon travail. Pendant les essais, nous avons également progressé jour après jour et je m’attendais à pouvoir faire une bonne course. Donc partir avec un podium et faire une très bonne course est une bonne façon de commencer. Mais vous savez, vous ne savez jamais ce qui peut arriver d’une piste à l’autre. Sur le papier, ici en Argentine, nous sommes assez compétitifs puisque l’année dernière, j’ai toujours été assez fort et la moto marchait bien. Maintenant nous devons regarder les conditions et la nouvelle partie de la piste avec le nouveau revêtement. Nous espérons qu’il y aura moins de bosses, mais d’une façon générale, j’aime ce circuit ».

Pensez-vous pouvoir y obtenir la victoire ?

« L’année dernière, ce week-end ici était le meilleur pour notre team parce que nous sommes arrivés 1er et 2e. Mais la situation est maintenant différente. Je pense que Ducati et Honda sont plus forts et dans une meilleure forme comparé à l’année dernière. Donc je pense que ce sera plus difficile. Mais

l’important est de savoir comment notre moto fonctionne avec ce revêtement et nous espérons y être compétitifs ».

Valentino, cette piste semble mieux convenir aux Yamaha et aux Suzuki. Pensez-vous que cela soit dû à l’architecture du 4 cylindres en ligne ?

« Bô… c’est difficile de savoir si la différence vient du 4 cylindres en ligne. Personnellement, depuis la première année, j’aime ce circuit. Il est intéressant, il est technique est très fluide, et donc normalement il est OK pour notre moto. Pour moi, cela dépend beaucoup du mariage entre les pneus, l’asphalte et la moto. Cela fait habituellement plus de différence que le moteur en V ou le 4 cylindres en ligne ».

Considérez-vous qu’il y a du dopage en MotoGP ?

« Pour moi, en regardant dans l’histoire des sports mécaniques, il n’y a pas eu de risque élevé de dopage dans le passé. Mais je suis d’accord s’ils doivent faire plus de contrôle. Habituellement, ils font des contrôles durant la saison, mais pas beaucoup. Quoi qu’il en soit, s’ils en font plus, nous sommes là ».

Vous avez de très bonnes relations avec Franco Morbidelli. Pensez-vous que cette année, il sera plus facile pour un Rookie de terminer dans le top 10 ?

« Nous avons beaucoup confiance en Franco car nous l’avons vu grandir depuis qu’il est très très jeune. Je pense qu’il a un grand potentiel et un grand talent, ce qu’il a démontré l’année dernière avec une superbe saison. Et comme vous le dites, ce n’est pas un moment facile pour arriver en MotoGP, car il y a beaucoup de motos très rapide et plus de 10 pilotes qui sont très forts et qui peuvent se battre pour le podium. C’est donc difficile pour Franco. Mais c’est le MotoGP. Il n’a pas énormément de pression cette année, il doit apprendre, essayer au maximum et attendre la saison prochaine pour avoir une meilleure moto. Je pense que c’est normal, c’est comme ça, mais Franco a un bon potentiel ».

Question des réseaux sociaux : avez-vous ou avez-vous eu une aide psychologique ?

« Non ! Je n’en ai jamais utilisée. Je pense que c’est quelque chose de très personnel d’un pilote à l’autre. Je suis très vieux, donc quand j’ai grandi, il n’y avait pas de spécialiste mental (rires). Vous deviez donc faire par vous-même (rires). Mais je pense que l’important est d’arriver à la concentration maximale au moment opportun, en particulier juste avant la course. Je pense que chacun a ses propres astuces et ses propres secrets pour trouver la bonne façon. Mais il est également possible que les autres pilotes en aient besoin, où qu’ils apprécient cela, et que cela puisse les aider. Cela dépend beaucoup d’un pilote à l’autre ».

 

Crédit photo: MotoGP.com