Trou noir chez les rouges ! Entre l’enfer et le paradis en MotoGP, la frontière est ténue et tout peut y être remis en question en un clin d’œil. Ce qui s’est passé en fin de journée du vendredi à Termas de Rio Hondo chez Ducati en est la parfaite illustration. Alors que l’usine de Borgo Panigale a un fer de lance qui joue le titre et gagne sur sa moto depuis la mi-saison dernière, le même qui a ouvert le championnat avec une victoire, on aurait pu se dire que la sérénité était de mise dans ce box partagé par Lorenzo au moment de renégocier les contrats. Un sentiment qui a volé en éclat par des déclarations de Por Fuera qui a plongé les rouges dans une désillusion exacerbée par une entame de Grand Prix d’Argentine désastreuse. Mais que se passe-t-il vraiment chez Ducati ?

Jusque-là, c’est plutôt Yamaha que l’on voyait en crise parmi les teams officiels. Mais depuis vendredi, à Termas de Rio Hondo, c’est Ducati qui a pris la pole. Happé par les profondeurs du classement au terme des deux premières séances d’essai libres du second meeting de la saison, Jorge Lorenzo s’est livré à un réquisitoire contre son équipier Andrea Dovizioso. Un Dovi machiavélique manœuvrant en coulisse pour lui savonner la planche et lui saper le moral. Une posture que l’Italien s’ingénierait à développer à son égard depuis toujours !

Une surprise et maintenant une situation de crise. Car le Majorquin ne regrette rien de ses propos offerts à Movistar TV. Mieux, il jure qu’il en dira plus jeudi avant Austin. Dire quoi et pourquoi ce jour de cette semaine prochaine avant le Grand Prix d’Austin ? Pour quelles conséquences ? Le rendez-vous est pris. Quant à DesmoDovi, il a laconiquement commenté : « nous sommes rivaux depuis 2001, ce genre de situation est normale ».

On se rappellera que ce vendredi a succédé à un jeudi où Dovizioso a soufflé tout le parterre de journalistes, lors de la conférence de presse, en affirmant qu’il n’avait pas encore reçu la moindre proposition de Ducati concernant son avenir. Alors que, depuis des semaines, Borgo Panigale communique sur le fait de vouloir garder son duo actuel, tout en négociant avec son compatriote à qui aurait été proposé six millions d’euros pour poursuivre.

Peut-être que, en fait, Dovi a voulu signifier qu’il n’a pas encore reçu la proposition qu’il attend de la part de Ducati. Dans celle-ci, y aurait-il des mentions concernant un Lorenzo qui serait passé à l’offensive en les apprenant ? C’est à suivre. Mais entre les “Map8” non respectés ou encore la fin de règne de Stoner vécue par le passé, force est de constater que la vie chez Ducati n’est jamais un long fleuve tranquille…