Le marché des transferts s’est fermé pour les ténors d’une catégorie MotoGP où seuls Suzuki et Aprilia offrent encore la possibilité de jouer comme pilote d’usine. Le cas du guidon d’Hamamatsu se joue à trois entre Aleix Espargaró, Johann Zarco et Alex Rins. Pour l’Aprilia, la décision se fera aussi sur un trio composé des deux pensionnaires officiels actuels et le même Aleix Espargaró en désamour avec le staff Suzuki. Sinon ? L’aîné de Pol n’hésite pas à envisager une suite de carrière en Superbike. Une trajectoire que d’autres refusent catégoriquement.

Le championnat Superbike n’est pas une catégorie au rabais et peut même se montrer roborative pour des carrières dans l’impasse. Demandez à Nicky Hayden : il a retrouvé le goût de la victoire cette année avec une Honda. Sans plan encore défini Stefan Bradl y pense tout en lorgnant sur un retour en Moto2 et en réfléchissant à un rôle différent chez Aprilia. Un esprit ouvert qui n’est pas l’apanage de son actuel équipier Álvaro Bautista.

Ce dernier, dans un entretien au média espagnol vavel a été catégorique : « je ne pense pas encore à la suite, je ne sais pas si je vais rester chez Aprilia ou pas. Je me limite à faire mon travail et on verra ce qui se passera. Mon manager est sur plusieurs opportunités mais je ne pense pas encore à l’année prochaine. Mais ce qui est sûr c’est que le Superbike n’est pas une option ».

Voilà qui est clair. Et qui promet du travail pour le manager. Celui-ci va devoir compter sur le débarquement d’un fort contingent venu du Moto2. Folger en est déjà l’éclaireur avec son contrat Tech3 tandis que Rins et Zarco jalonnent leur montée vers l’élite. Chez Aprilia, Lowes est dans les murs et va s’aguerrir à la RS-GP dès le rendez-vous d’Assen passé. Bautista devrait-il s’inquiéter ?

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