La présence de conseillers auprès des meilleurs pilotes du monde est maintenant très fréquente. Il s’agit en général d’anciens pilotes connaissant parfaitement le métier. Ainsi Valentino Rossi, Jorge Lorenzo, Dani Pedrosa et beaucoup d’autres pilotes MotoGP comptent sur l’aide d’un coach. Mais Cal Crutchlow, le pilote du Team LCR Honda, n’en ressent pas le besoin pour lui-même.

Valentino Rossi est assisté par Luca Cadalora, pour Jorge Lorenzo c’est Alex Debon, et Dani Pedrosa travaille avec Sete Gibernau. Beaucoup d’autres pilotes de MotoGP comme Xavier Siméon, qui peut compter sur Ruben Xaus, soulignent combien les observations de leur entraîneur sont utiles sur les circuits.

Cal Crutchlow est l’un des rares pilotes MotoGP sans coach. « J’ai ma femme pour ça », rigole Crutchlow. « Si je dois être plus rapide, alors elle décidera que je peux le faire et ensuite je devrais aller plus vite. »

« Je sais conduire une moto de MotoGP. Marc [Márquez] le pilote le plus rapide du monde, conduit la même moto que moi, donc si je veux apprendre quelque chose ou faire quelque chose de différent, alors je le regarde. »

Le Champion du Monde en titre Marc Márquez est conseillé par son manager Emilio Alzamora qui l’observe depuis le bord de la piste, lui-même titré dans la catégorie 125 cm3 en 1999 sur une Honda du Via Digital team. « Il y a des choses que je peux faire comme Marc, pas d’autres, estime Crutchlow. Mais ce n’est pas une science exacte dans son ensemble.

« Si quelqu’un me dit qu’un autre pilote est plus rapide dans un virage que moi, cela ne m’aide pas vraiment. Je ne dis pas que je n’aurai jamais de coach, mais je ne pense pas que cela me rendrait plus rapide.

« Certains gars ont juste besoin de caresses sur leur ego. Il en va de même pour leurs entraîneurs. Je ne pense pas qu’ils aient un avantage particulier », conclut le Britannique.

Photos © LCR Honda

Source : Speedweek