La préparation de la saison 2018 bat son plein et après trois jours de tests sur le tracé de Sepang s’annoncent autant de journées de labeur sur l’inédit circuit de Buriram en Thaïlande. Pour certains, comme Honda et Ducati, il s’agira de poursuivre sur la lancée 2017 tandis que pour d’autres, il faudra oublier la dernière campagne en retrouvant ses bases. C’est ainsi le cas de Yamaha qui travaille sur un châssis 2016 pour fignoler celui de ce millésime. La version 2017 de la M1 était-elle donc à ce point mauvaise ? Le pilote d’essai Ducati Casey Stoner a comme un doute et pointe aussi du doigt ses pilotes officiels…

Il faut dire que le cas Yamaha en 2017 relève du mystère. Jamais la firme d’Iwata nous avait montré autant d’incertitudes à ce niveau. Tout avait pourtant bien commencé avec une intersaison dominée par une nouvelle recrue Viñales qui raflait trois des cinq premiers Grands Prix. L’espagnol a compté jusqu’à 26 points d’avance en tête du classement général. Puis tout s’est comme arrêté net.

Un nouveau châssis, des pneus Michelin postérieurs devenus gourmands en gomme, et l’édifice a vacillé avant de pencher du mauvais côté. Une situation qui a étonné le double Champion du Monde retraité Casey Stoner : « c’est difficile de comprendre ce qui s’est passé. Vu de l’extérieur, c’est même impossible ». Mais l’Australien a tout de même son idée, et elle ne se limite pas à la seule M1…

Sur Autosport, il développe : « Maverick a commencé avec un gros capital confiance au sortir d’une intersaison très positive. Mais il est facile de perdre cette confiance et votre cap lorsque vous souffrez de quelques chutes. Il est encore jeune et il n’a pas tant d’expérience que ça en MotoGP ». On rappellera que Viñales est arrivé chez Yamaha après deux saisons passées comme officiel Suzuki.

Puis il étend son commentaire au duo d’usine, incluant donc aussi Valentino Rossi : « ils peuvent utiliser l’excuse de la moto, mais je ne pense qu’elle était si différente que ça de la précédente. Et lorsque les pilotes Tech3 ont utilisé le même cadre, ils n’ont pas rencontré les mêmes problèmes. M’est d’avis que les pilotes officiels y sont aussi pour quelque chose dans cette situation ».

Il termine : « il y aura toujours du pour et du contre, mais, tout de même, commencer la saison en étant si impressionnant et compétitif pour ensuite avoir du mal à faire un top 10… Moi je dis qu’il y a un peu plus que le niveau de la moto là-dedans ».