Danny Kent est le Champion du Monde de Moto3 en titre. Et il a cette particularité d’avoir apporté à la Nation Britannique sa première couronne mondiale en Grand Prix depuis déjà 38 ans. C’était du temps du regretté Barry Sheene. Âgé de 22 ans, il fait actuellement une saison de Moto2 difficile au sein du même team Léopard avec qui il a partagé la gloire. Un apprentissage qui n’en est pas vraiment un puisque Kent a déjà connu cette catégorie en tant que pilote Tech3. Mais il poursuit son chemin et il a une idole dans le paddock : Jorge Lorenzo.

Au passage, Danny Kent montre à quel point est devenu aléatoire le parcours d’un pilote vers le MotoGP. Cette gente est comme une boite de chocolat comme le disait Forest : on ne sait jamais ce que l’on va trouver. Un Viñales qui s’affirmera comme la future star de demain. Un Rabat dont la couronne en Moto2 semble avoir été une parenthèse glorieuse. Un Alex Márquez Champion du Monde et qui n’y arrive pas au contraire d’un Alex Rins qu’il a pourtant battu. Dans un tel contexte, il faut avoir le nez creux d’un Hervé Poncharal pour faire signer un Smith ou, dernièrement, un Folger.

Ceci dit, Danny Kent a aussi été un temps chez Tech3. Avec Oliveira comme équipier, il prouve  que la Moto2 ne se laisse pas si facilement apprivoiser. C’est pourtant le passage obligé vers l’élite, et depuis la jurisprudence Jack Miller, encouragé par Honda à griller l’étape, on sait qu’il est maintenant incontournable dans la tête des managers. Danny Kent pense bien sûr au MotoGP. Il y a même une idole : Jorge Lorenzo.

Les fans de Por Fuera sont sans doute plus nombreux qu’on ne le pense, mais ils sont plus discrets que d’autres. Parfois même, ils n’osent se révéler. Mais Danny Kent, avoue sa tendance sur GPOne : « je suis un admirateur de Lorenzo. J’aime son style de pilotage très coulé. C’est comme un ordinateur. Il est incroyablement constant à chaque tour qu’il fait, et lorsqu’il est sur ce rythme, personne ne peut l’arrêter ». Pour ça, il faut une belle concentration et un caractère d’autant plus fort que l’environnement est hostile : « il est beaucoup critiqué sur les réseaux sociaux, dans les médias, par les fans, et en tant que pilote, je sais que ce n‘est pas facile de composer avec ça. Alors ce qu’il fait chaque week-end devant tant d’adversité est impressionnant. En tant que pilote, je le considère comme l’un des meilleurs ». Après le dernier Grand Prix d’Italie, Por Fuera, tenant du titre, mène le championnat MotoGP de dix points face à Márquez et de 37 face à Rossi.

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