C’est fait, Jorge Lorenzo sera un pilote Ducati pour les saisons 2017 et 2018 avec un salaire que l’on dit avoisiner les 12 millions d’euros annuel. Ceci fait, il apparaît à présent qu’il y a un pilote de trop chez les rouges. Une certitude cependant : l’équipier du quintuple Champion du Monde se prénommera Andrea.

Certes, mais le nom sera-t-il Iannone ou Dovizioso. Au terme de la bévue de Termas de Rio Hondo, on aurait ou penser que le premier cité avait scellé son sort au sein d’un team Ducati qu’il venait de saborder. Mais le podium perdu en Argentine a été conquis une semaine après à Austin et après la soupe à la grimace, on s’est dit chez Ducati qu’on n’en ferait pas tout un fromage. D’ailleurs, Iannone n’a pas manqué de signaler qu’il serait l’équipier idéal d’un Lorenzo avec lequel il partage le même style de pilotage. A ses dires.

De quoi agacer le policé Dovizioso qui n’est pas né de la dernière pluie. Sa valeur, il n’a plus à la prouver, au point que son prolongement chez les rouges tomberait sous le sens à l’aune de sa seule expérience. Mais rien ne semble acquis, et, même, loin s’en faut. Au point que les commentaires acerbes commencent à venir d’un « desmo dovi » qui pourrait être déçu de l’arbitrage venu de Borgo Panigale : « les gens de Ducati savent ce qui s’est passé ces quatre dernières années, ils ont toutes les données de leurs pilotes, leurs caractéristiques, le travail accompli, le développement effectué, leur approche, leur professionnalisme ».

« S’ils me choisissent, c’est qu’ils sont d’accord avec mes arguments et ma façon de travailler. Sinon, tant pis. La Ducati est une moto spéciale même si son caractère s’est grandement amélioré. Maintenant, beaucoup de pilotes la veulent. C’est une satisfaction personnelle de rappeler que je suis venu chez Ducati à une période où personne ne voulait y aller ». Une dernière phrase qui en dit long sur l’ambiance actuelle chez les rouges. Et si la fidélité et l’abnégation de Dovi devaient être foulées au pied ? Une nouvelle aventure chez Suzuki et KTM ? « J’analyserai alors pour comprendre et évaluer. J’ai de l’expérience. Je sais donc juger un projet ». Autant de questions que ne se posent pas Iannone que l’on dit néanmoins en contact avec Suzuki.