Le marché des transferts en MotoGP est bouclé pour l’essentiel. Mais si les pilotes ont pratiquement tous assuré leur avenir, les négociations continuent entre les teams officiels et les écuries officielles. Depuis que la Dorna a pérennisé son écosystème avec des aides intéressantes, la question est de savoir si Suzuki et Aprilia auront bientôt des machines placées dans des structures privées. Ducati revendiquant huit Desmosedici sur la grille de départ, c’est d’abord aux rouges que se pose la question de savoir qui irait ailleurs.   

Sur le sujet, Ducati ne veut pour le moment fâcher personne et se contente d’un discours convenu. Paolo Ciabatti a déclaré : « je suis personnellement un bon ami de Paolo Campinoti qui dirige Pramac Racing, de Raul Romero qui est le propriétaire d’Avintia et de Jorge Martinez qui est à la tête d’Aspar Racing team. J’imagine qu’un jour l’un d’eux choisira une voie différente et nous verrons bien alors. Mais pour le moment, nous mettons à leur disposition le meilleur matériel possible. Alors il se passera ce qui se passera ».

Certes, mais dans l’ombre, les palabres ont semble-t-il commencé avec Pramac. Selon le site Corsedimoto, cette écurie aurait déjà l’assurance d’avoir des Ducati officielles pour 2017 tandis que l’on discute sur un nouveau contrat de cinq ans. Une durée qui mettrait de facto hors-jeu l’idée d’une Suzuki avancée un temps par Campinoti. « Pramac est avec nous depuis tellement de saisons qu’il y a comme un statut de semi-officiel » a reconnu le même Ciabatti qui a insisté : « mais ce n’est pas pour ça que l’on fait plus d’efforts pour eux que pour Avintia ou Aspar. C’est juste une situation historique ».

Peut-être, mais dans la corbeille est aussi mis un Danilo Petrucci que la même rumeur promet à la place de Dovizioso chez les rouges en 2018. Rien n’est décidément acquis en MotoGP.

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