A la fin de la saison, Jorge Lorenzo quittera Yamaha pour Ducati. Et le Majorquin n’aura que les deux jours de test organisés après le dernier Grand Prix de l’année à Valence pour découvrir et jauger sa nouvelle Desmosedici. Une machine qu’il ne reverra ensuite qu’en 2017 pour la suite de l’intersaison. Une situation que Ducati aurait voulu éviter.

Une conjoncture qui s’explique par le fait que Por Fuera est sous contrat Yamaha jusqu’à la fin 2016. A cette aune, les deux jours lâchés à Valence par Lin Jarvis sont déjà une faveur et on se souviendra que Honda avait été moins indulgent avec Valentino Rossi lorsque ce dernier a rejoint Yamaha.

Reste que louper les essais Ducati des 23 et 24 novembre à Jerez est une belle occasion manquée lorsque l’on a tout à découvrir d’une machine et d’une équipe. C’est pour ça que la firme italienne a beaucoup travaillé pour convaincre Yamaha de lâcher du lest. En vain : « nous avons tout essayé pour sortir de cette impasse, mais nous nous sommes heurtés véritablement à un mur » confie Davide Tardozzi sur Corsedimoto.

Un regret profond exprimé avec cette comparaison : « nous aurions pu faire pareil avec Andrea Iannone pour Suzuki, mais cela ne nous a même pas effleuré l’esprit. Pour nous, c’est normal, dans un climat de sportivité ».

Sauf que ce climat est un peu tendu apparemment entre les constructeurs si l’on se réfère aux dernières déclarations de Honda au sujet de Ducati. Et puis il y a encore la fin de saison à gérer entre Rossi et Lorenzo chez Yamaha. Et si ce refus n’était qu’une épée de Damoclès au-dessus de la tête du Majorquin pour se parer de tout accrochage qui ferait mauvais effet ? Avec une libération finalement prononcée au terme des hostilités pour bonne conduite si tout se finit bien ?

Hypothèses, bien sûr mais toujours est-il que, selon nos sources, si Yamaha essaiera sa M1 survitaminée au Japon à même date, c’est que Ducati a tout simplement refusé qu’ils viennent rouler à Jerez…

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