Non, les dirigeants n’ont pas fondu un plomb, mais ils veulent bel et bien être en prise avec leur temps. Qui promet un avenir motorisé électrique. Il convient donc de donner un peu de son énergie dans ce courant alternatif et c‘est pour être branché à cet environnement que Carmelo Ezpeleta a déjà promis à l’horizon 2019 une compétition de cinq courses avec des motos électriques. Lesquelles ? A Austin, le patron est allé visiter un constructeur en compagnie de Loris Capirossi

D’abord, rappelons le cahier des charges pour cette saison électrique : un championnat monomarque de motos électriques avec une gestion particulière définie comme suit par Carmelo Ezpeleta : « ces motos seraient confiées aux équipes satellites MotoGP, pour que, grâce aux motos électriques, elles aient un argument supplémentaire pour intéresser les sponsors. Nous avons 14 motos indépendantes et nous voulons qu’il y ait 18 pilotes en course, avec ce qui serait les 14 MotoGP plus le Top 4 du Moto2, s’ils le veulent ”.

Maintenant, il faut trouver cette marque qui fait cette moto susceptible de faire des Grands Prix. De l’autre côté de l’Atlantique, il y a le blason Lightning Bike qui a éclairé le sujet au moment du Grand Prix des Amériques. Carmelo Ezpeleta est allé voir ce constructeur avec un Loris Capirossi qui a mis les engins à l’épreuve.

Un modèle appelé LS-218 et qui fait des étincelles. Pour 38.888 dollars américains,  la bête propose un moteur électrique de 220 ch la propulsant à 352 km/h. Ne cherchez pas, c’est un record pour ce type de modèle. Le constructeur est installé en Californie et a une expérience de huit ans dans le domaine. La compétition ne lui fait pas peur. De nombreuses victoires en AMA et FIM et des trophées pris lors de la course de côte de Pikes Peak montrent que l’on prend l’affaire au sérieux.

La Lightning LS-218 pèse 250 kilos, dispose d’une carrosserie en fibre de carbone, d’amortisseurs réglables, d’une fourche avant Öhlins, de freins Brembo 320 mm et de jantes 17 pouces en magnésium de marque Marchesini. Dans les détails, la visserie est en titane, l’habillage est personnalisable et le tableau de bord a adopté le système d’exploitation Android.

Une fiche technique intéressante. Restait à séduire un Loris Capirossi qui s’est chargé de tout mettre à plat sur la piste. Verdict ? Ce que l’on craignait : une autonomie trop faible au rythme effréné d’une course. Qui ne ferait pas trois tours ! Il faut donc encore travailler. Mais le projet avance.

 

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