Ce n’est pas la première fois que l’on entend des sifflets à l’encontre de certains pilotes sur les circuits des Grands Prix. Une manifestation d’humeur regrettable qui a connu son apogée au début de la campagne 2016, au lendemain de la polémique fin de saison 2015. Les choses, depuis, s’étaient calmées mais à Misano, le week-end dernier, il y a eu un regain de tension. Sauf que cette fois, il a ouvert le débat sur ce type de public qui pourrit l’ambiance des Grands Prix.

Cible privilégiée des quolibets, Marc Márquez s’est exprimé sur le sujet en regrettant amèrement sa récurrence. Andrea Dovizioso n’est est pas moins désolé et a fait remarquer qu’ils sont aussi présents en Italie qu’en Espagne. Au vu de la situation générale, c’est vers les inconditionnels de Valentino Rossi que se sont tournés les regards. A tel point que le fan club officiel a décidé de réagir, par la voix de son vice-président Flavio Fratesi.

Ce dernier se veut ferme à l’égard de ce type de public : « dans les tribunes, nous sommes dans les 20.000. C’est comme un stade de foot. Parmi ces personnes, il y a en a qui n‘ont aucune fibre sportive. Ils sont la minorité, mais on ne peut pas les contrôler tous. C’est impossible. Je veux leur dire à nouveau qu’il faut respecter tout le monde, tous les pilotes sont importants. Ces gens-là ne méritent pas seulement de ne pas être dans un fan club, mais ils ne méritent même pas d’être considérés comme des fans de moto ».

« Ce sport est important parce que tous les pilotes sont importants. Et ils doivent tous être applaudis. Nous sommes franchement désolés de ce qui s’est passé à Misano. Cela ne doit jamais se produire. Ce n’est pas un phénomène cantonné à l’Italie, cela se passe aussi en Espagne où Márquez se fait également siffler. Tout le monde fait sa course et c‘est malsain d’entendre des sifflets à la fin. J’applaudis Márquez, il ne mérite pas d’être sifflé ».

Voilà qui est dit et on n’en attendait pas moins. A bon entendeur…