Casey Stoner est et restera un cas dans le monde de la compétition moto. En MotoGP, il est arrivé sans rien dire et il a tout de suite fait montre d’un talent naturel désarmant pour la concurrence. Révélation chez LCR Honda, il a été vite signé par Ducati pour qui il a raflé le titre mondial en 2007. Puis l’homme a montré qu’il avait aussi du caractère. Brouillé avec les rouges, il a pris une nouvelle couronne sur une Honda avant d’arrêter les frais, plus lassé par le milieu que par la compétition en elle-même. Revenu chez Ducati, il joue les pilotes d’essai en montrant qu’il n’a rien perdu de sa pointe de vitesse. Mais on en restera là. Car la seule occasion qui aurait de nous permettre de le voir revenir à la compétition est passée.

Ce retour aurait été éphémère, et on ne parle ici que de MotoGP, puisque l’Australien a aussi tâté de l’Endurance. Un come-back qui a été à deux doigts de se réaliser en 2016, à l’occasion du premier Grand Prix d’Autriche sur ce qui était alors l’inédit tracé de Spielberg. Un scénario que le directeur sportif Paolo Ciabatti révèle ainsi : « on a espéré pendant longtemps qu’il revienne courir, mais il faut nous résoudre à l’idée que cela n’arrivera jamais. S’il y a eu une opportunité, c’était lors du Grand Prix d’Autriche 2016, mais, pour diverses raisons, ça ne s’est pas fait. Et ce n’est plus à présent un sujet ».

L’Italien explique pourquoi le tracé de Spieberg : « en 2016, cela ne faisait que dix-huit mois que Casey s’était retiré, et ce n’était pas si loin. Par ailleurs, le Red Bull Ring allait être une découverte pour tout le monde, si bien que Casey serait parti sur le même pied d’égalité que les autres pilotes. Qui plus est, il y avait fait des tests deux jours avant le meeting et il s’était montré assez rapide ».

« Il était dans d’excellentes conditions pour montrer quelque chose. A ce moment-là, Ducati n’avait pas gagné depuis 2010. Toutes les raisons étaient bonnes pour faire ce Grand Prix, mais à cause d’autres raisons aussi diverses que variées, on n’a pas réussi à concrétiser. A présent, on sait que, malheureusement, ça n’arrivera plus jamais ».

Fin de l’histoire donc. Mais elle se poursuit quand même avec des tests, accomplis par Stoner pour Ducati qui, depuis trois ans, participe activement au développement de la Desmosedici.