Dans les coulisses du Grand Prix d’Italie a été validé l’idée d’un Grand Prix en Thaïlande pour 2018. C’est du moins ce qu’annonce non sans enthousiasme l’Autorité des Sports de Thaïlande (SAT). Cette dernière a indiqué sur sa page Facebook que Dorna Sports, lui avait donné le feu vert. Le royaume était en concurrence avec le Kazakhstan, l’Indonésie et la Hongrie pour étoffer un calendrier que Carmelo Ezpeleta veut faire passer de 18 à 21 Grands Prix. Ce qui veut dire qu’il reste encore deux opportunités à saisir.

Cette fois, on touche au but. Après des années de lobbying, la Thaïlande annonce être arrivée à ses fins pour accueillir le MotoGP sur son tracé de Buriram. “Les négociations ont duré trois heures et se sont conclues par l’accord de Dorna Sports pour attribuer à la Thaïlande les droits pour trois ans, de 2018 à 2020“, indique la déclaration de l’autorité des Sports du pays.

Celle-ci précise également que le Grand Prix devrait se tenir entre les 5 et 7 octobre 2018, mais on notera qu’aucune confirmation officielle de l’accord n’est venue de la part de MotoGP ni de Dorna Sports.

La volonté de la Thaïlande pour recevoir le MotoGP n’a jamais été feinte. En 2014, elle a inauguré le circuit de Chang, certifié Formule 1, dans la ville de 30.000 habitants après un investissement de 58.9 millions de dollars. Ce Grand Prix pourrait rapporter des millions de dollars à Buriram, une somme colossale pour cette province qui était jadis une des plus pauvres de Thaïlande.

Voilà aussi une aubaine pour les constructeurs qui assureraient un peu plus leur visibilité dans un marché émergent. Une zone géographique à l’implantation demandée par les usines qui n’avaient, jusqu’à présent, que la Malaisie à se mettre sous la dent. Si les dates se confirmaient, le Grand Prix de Thaïlande serait en entame d’une tournée outre-mer portée à quatre rendez-vous puisque suivraient le Japon, l’Australie et la Malaisie. Le tout avant la finale à Valence.