Le MotoGP aura-t-il demain son Grand Prix de Monaco de Formule 1 ? Ou, pour rester dans la moto, l’atypique course de Macau va-t-elle faire école ? On en frisonne déjà au vu dans la dangerosité de ce tracé. Et pourtant, le patron de Dorna, Carmelo Ezpeleta, avoue penser sérieusement à un meeting sur un tracé urbain dans son calendrier. Et pour cause, il a déjà une proposition sur la table de la part d’un pays dont le nom n’est cependant pas révélé…

C’est dans un entretien à ses compatriotes d’Expansion que Carmelo Ezpeleta a surpris son monde en parlant ouvertement de la possibilité d’un Grand Prix sur un tracé urbain : « Oui, c’est possible » a avoué le patron de Dorna. « Et ce serait dans un pays chaud qui a un déjà un projet solide ». La réflexion est donc en cours, voire même avancée : « En théorie, la majorité du tracé serait constituée par les rues et le paddock serait implanté dans un parc d’exposition couvert. L’infrastructure pourrait être utilisée pour le Grand Prix mais pour d’autres choses durant le reste de l’année ».

Plans et discussions ont donc été échangés. Mais il restera non seulement à homologuer, mais aussi à insérer dans un calendrier où beaucoup voudraient s’y trouver : « à l’heure actuelle, huit pays voudraient être de notre championnat, mais nous ne pouvons pas aller jusqu’à 26 Grands Prix ». Etant entendu que la limite est fixée à 20. En 2018, la Thaïlande va faire son entrée; en 2019 ou 2020, la Finlande est attendue.

Mais le Pays de Galles et son Grand Prix de Grande Bretagne promis mais jamais réalisé puis la Finlande et ses difficultés à faire sortir de terre un circuit montre que l’option urbaine peut être une solution rapide à la mise en place d’un meeting. On sait que le Mexique, le Kazakhstan et les Emirats Arabes Unis sont sur les rangs pour accueillir le MotoGP. Au vu de l’espace nécessaire et des moyens à mettre en œuvre, les soupçons seraient à porter sur le dernier endroit cité…