Après huit ans passés en MotroGP, Hector Barberá prend le risque de revenir dans la catégorie intermédiaire des Grands Prix en 2018. Avec une Kalex au sein du team Pons, il tentera de retrouver une gloire qui avait été sienne du temps de la 250cc. Même si la Moto2 est un autre animal, il sait qu’il joue sa dernière carte dans une carrière que Ducati a autant embelli que terni. Faisant le bilan de son parcours sur Speedweek, il nous éclaire sur un Andrea Dovizioso qui doit effectivement à son seul travail et à son abnégation le fait de s’être retrouvé candidat au dernier titre mondial face à Marc Márquez.

Au passage, l’analyse du désormais ancien pilote Avintia sonne comme un avertissement pour Jorge Lorenzo à la réussite encore à prouver chez les rouges. Car une Ducati, ça se mérite. L’Espagnol étaye : « en 2016, j’ai fini dixième du championnat avec une quatrième place en Malaisie et trois autres top 6. En 2017, je n’ai pas pu faire mieux qu’une neuvième place à Barcelone. Je ne suis pas surpris car dès les tests hivernaux, je savais que la GP16 ne me conviendrait pas ».

« Je perds avec elle un dixième à chaque sortie de virage et lorsqu’il y en a quinze, ça fait 1.5s. J’aurais pu continuer avec Avintia sur la même moto, mais le calvaire se serait poursuivi. Et il faut prendre du plaisir sur la moto. J’aurai eu les mêmes problèmes d’adhérence et de chattering en sortie de virage ».

Un phénomène qui n’est pas une fatalité, à condition de se remettre en question. Sur ce point, l’hommage est rendu à DesmoDovi : « la Ducati est parfaite pour Dovizioso. Il a le bon style pour la piloter. Il freine comme il le faut ». Pour 2018, certains pronostiquent déjà un nouveau duel pour la couronne suprême entre le même Dovizioso et l’incontournable Marc Márquez.